À l’aide, je suis licencié

Federgon

Le licenciement est au marché du travail ce que la pluie est au climat belge : inséparables.Qu’il soit collectif, pour cause de restructuration, fermeture, faillite ou individuel, pour cause économique, de réorientation, de manque de performance, … le licenciement est toujours une épreuve. Et souvent pour les deux parties, quoique l’on en pense.Bien entendu, pour celui qui perd son emploi, un monde s’effondre et les questions déferlent. Perte de salaire, perte d’estime de soi, chances de retrouver du travail, … vont hanter ses jours et ses nuits un long moment durant.

Notre marché du travail reste, hélas, une sorte de donjon. Ceux qui sont à l’intérieur ne veulent pas en sortir et ont relevé le pont-levis, et ceux qui sont dehors tentent à tout prix d’y pénétrer. CDI ou pas, le licenciement est une réalité. Peu nombreux sont ceux qui n’y sont pas confrontés au cours de leur vie. Et l’aide d’un pro est un sérieux gage de retour dans la place. Les chiffres en attestent.

Qui peut m’aider ?
Une des plus grandes réalisations de ces dernières années en la matière est à mettre à l’actif de FEDERGON . En effet, ils ont réussi à convaincre les Autorités belges de l’utilité d’un dispositif, originellement anglo-saxon et réservé aux cadres supérieurs, pour en faire un outil d’aide à toute personne faisant l’objet d’un licenciement. Cette fédération a œuvré pour que chaque personne licenciée puisse bénéficier d’un accompagnement après ce choc. C’est aujourd’hui chose faite. Presque tout le monde, selon son âge et son ancienneté au travail, bénéficie de ce qu’on appelle communément « un outplacement ».

Quelqu’un qui va trouver du boulot à ma place ?
Pas du tout. Un « outplaceur » est, en effet, un spécialiste du marché du travail, mais son rôle va être d’accompagner, dans toutes les dimensions, la personne licenciée pour faire le deuil de ce traumatisme et la guider afin de construire un projet professionnel personnel réaliste, compte tenu de sa personnalité, de son historique professionnel et d’études, de ses souhaits, de l’état du marché,…

Le travail de ce spécialiste débute dès l’annonce du licenciement et durera plusieurs mois ou années. Cependant, il ne travaille pas pour la personne licenciée mais avec elle. Il ne lui trouve pas un projet professionnel ou un emploi. Il l’y aide par sa connaissance de techniques, d’outils, par la mise en relation,…

Le processus peut être individuel, collectif ou mixte. Sa durée est fonction de l’âge et de l’ancienneté. Et ce processus est accompagné d’une garantie en cas de perte d’emploi future. Le métier est pratiqué par des entreprises régulées, au plan régional, et, le cas échéant, par un label de qualité décerné par FEDERGON.

Une exception wallonne
En Wallonie, l’outplacement ne se rencontre généralement pas dans le cas de licenciements collectifs. La Wallonie disposant d’un système alternatif, appelé « cellules de reconversion », où le Forem et les organisations syndicales remplacent l’outplacement.
Toutefois, certaines entreprises installées en Wallonie font le choix du double accompagnement : cellule de reconversion et outplacement. On peut certainement qualifier ce système de bonne pratique.

 

Arnaud le Grelle,
Directeur régional chez FEDERGON

 

1. FEDERGON est la fédération des prestataires en matière de Ressources humaines qui se positionne à la croisée des besoins des employeurs, des travailleurs, des demandeurs d’emploi et des Autorités publiques, et qui se veut promouvoir des idées pour un marché de l’emploi de meilleure qualité.

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