MOBILITÉ

Le métro 3, «meilleure option» pour la mobilité du nord de Bruxelles: c’est l’étude d’incidence qui le dit

Le métro 3, «meilleure option» pour la mobilité du nord de Bruxelles: c’est l’étude d’incidence qui le dit

Le chantier en cours à la station Albert doit permettre au site de devenir un terminus multimodal entre métro et trams. ÉdA – Julien RENSONNET

Le métro 3 entre Albert et Bordet est le mode de transport le plus adapté. C’est ce que conclut l’étude d’incidence indépendante relayée par Beliris.

Le projet de création de la nouvelle ligne 3 du métro, pour relier le nord (Evere) au sud (Forest) de la capitale, est le mode de transport le plus adapté pour répondre aux besoins de mobilité du nord de Bruxelles, ressort-il des conclusions d’une étude d’incidences indépendante, indique jeudi Beliris. La technique, l’emplacement des stations et le tracé sont également approuvés, précise le maître d’ouvrage public.

Longue de 10,3 kilomètres, la nouvelle ligne doit être réalisée en deux phases. La première, déjà en cours, transformera le prémétro en métro entre Albert et la Gare du Nord et verra pousser une nouvelle station baptisée du nom du jazzman belge Toots Thielemans entre la Gare du Midi et Lemonnier. Un tunnel de jonction doit également être creusé sous les voies de la Gare du Nord. La deuxième phase prévoit le creusement d’un tunnel, la création de sept stations et d’un dépôt pour le remisage et l’entretien des métros. «Plus de 1.100 recommandations ont été compilées dans l’étude d’incidences […] et une majorité sera mise en œuvre, ou a déjà été prise en compte dans le projet», pointe Beliris. D’autres recommandations feront l’objet d’une analyse plus approfondie avant la réintroduction des plans dans le délai réglementaire de six mois, ajoute-t-il.

Le tram 55 renforcé? Pas suffisant

Parmi les alternatives au métro 3, le renforcement du tram 55 (augmentation de sa capacité ou passage en site propre) ne sera pas suffisant pour répondre aux besoins croissants en termes de mobilité au nord de Bruxelles, concluent les bureaux d’études indépendants et agréés Aries et Tractabel. Toutefois, le tram aussi aura un rôle à jouer dans les futurs plans de mobilité, axés sur l’intermodalité, pointe Brieuc de Meeûs, CEO de la Société des transports intercommunaux de Bruxelles (STIB).

Durant les prochains mois, Beliris, la STIB et la Région bruxelloise examineront en détail chaque recommandation pour améliorer le projet, comme celles portant sur la récupération des eaux de pluie ou la création de toitures vertes pour les nouvelles stations. L’aménagement de l’espace public autour des entrées des stations sera, lui, envisagé en concertation avec les habitants et commerçants des quartiers, rassure le directeur de Beliris, Cédric Bossut.

Il reste un recours

Maîtres d’ouvrage responsables, la STIB et Beliris ont fait appel à un bureau d’études spécialisé pour évaluer les impacts sonores et vibratoires du projet.

Cette étude d’incidences constitue la quatrième initiative confirmant l’utilité du métro 3, après les études du projet en 2013 validées par les gouvernements fédéral et régional, l’intégration de la ligne dans le Plan régional d’affectation du sol (PRAS) en 2017 et le sondage auprès des Bruxellois et Bruxelloises en 2020, souligne encore Beliris.

Avec un budget annuel de 50 millions dans le cadre d’un engagement décennal de l’État fédéral envers la Région bruxelloise, l’extension du réseau de métro vers le nord est un projet phare de la mobilité dans la capitale.

Le PRAS relatif à ce projet fait toujours l’objet d’un recours au Conseil d’État introduit par l’Atelier de recherche et d’action urbaine (Arau), Inter-Environnement et deux riverains schaerbeekois concernés par le tracé.


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