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Toblerone, Milka, Daim, La laitière… voici pourquoi l’Afsca fait rappeler de nombreuses glaces

Toblerone, Milka, Daim, La laitière… voici pourquoi l’Afsca fait rappeler de nombreuses glaces

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Ce mardi, de nombreuses glaces font l’objet d’un rappel en raison de la présence de résidus d’oxyde d’éthylène.

La société Froneri, en accord avec l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) retire de la vente les glaces «Vanille Noug.» de la marque Extrême et les rappelle auprès des consommateurs en raison d’une teneur trop élevée en résidus d’oxyde d’éthylène, un produit phytopharmaceutique au centre de divers rappels de produits alimentaires depuis plusieurs semaines, indique mardi la société dans un communiqué.

Pour les mêmes raisons, la société Froneri retire également de la vente certains produits de la gamme La Laitière(Caramel Beurre salé 510 grammes, Crème Brûlée 510 grammes et Vanille pécan 510 grammes).

La société retire enfin pour des raisons identiques certains produits de la gamme Daim, Milka et Toblerone. L’ensemble des produits rappelés ont été vendus via les magasins Leader Price suivants: Couillet, Seraing, Herstal, Courcelles, Grâce-Hollogne, Binche, Hornu, Tihange et Fleurus.

 

Pourquoi ces nombreux rappels ?

Depuis le mois de septembre 2020, plusieurs entreprises ont, en concertation avec l’AFSCA, rappelé auprès des consommateurs un nombre conséquent de produits dont la teneur en résidus d’un produit phytopharmaceutique, l’oxyde d’éthylène, était trop élevée. À l’origine de cette problématique qui touche tous les pays européens, c’est l’alerte lancée par l’AFSCA suite à l’analyse de lots de graines de sésame importées d’Inde qui a mis en évidence que la limite maximale de résidus pour cette substance était dépassée. Depuis lors, les analyses ont été étendues et, en plus des produits à base de sésame, d’autres produits de type «épices» ont été rappelés pour cette même raison. L’utilisation de cette substance comme produit phytopharmaceutique n’est pas autorisée en Europe.

En général, les graines de sésame sont utilisées en petites quantités dans de nombreux produits finis, ce qui explique le nombre de produits qui font l’objet d’un rappel.

En plus des graines de sésame, les analyses ont été étendues à d’autres types de produits - essentiellement des épices et graines sur lesquels on pourrait retrouver des résidus d’oxyde d’éthylène.

Lorsque des teneurs trop élevées en oxyde d’éthylène sont détectées, ces aliments sont retirés du marché et rappelés auprès des consommateurs.

L’AFSCA suit la situation de près et veille à ce que le consommateur soit le plus rapidement possible informé lorsqu’un produit non conforme doit être rappelé. D’autres produits pourraient encore faire l’objet d’un rappel dans le cadre de cette problématique.

Un impact de plusieurs millions d’euros pour le secteur

Les récents rappels de produits en raison de la présence possible d’oxyde d’éthylène, un pesticide interdit, prouvent que le contrôle de la sécurité alimentaire fonctionne, réagit mardi la fédération sectorielle Fevia. Elle s’interroge néanmoins sur la nécessité de rappeler également des produits finis sans traces détectables d’oxyde d’éthylène. Selon l’organisation, l’impact économique pour les entreprises risque de se chiffrer en millions.

Plusieurs produits alimentaires ont été retirés du commerce récemment en raison de la présence d’oxyde d’éthylène, notamment des glaces mais aussi des fromages à tartiner et des barres de céréales.

Fevia, la fédération de l’industrie alimentaire, rappelle que les entreprises belges «effectuent systématiquement des contrôles stricts» pour garantir des aliments sans danger. «Plutôt qu’une source d’inquiétude, ces rappels sont la confirmation que l’Europe possède les normes les plus élevées au monde en matière de sécurité alimentaire», explique Bart Buysse, CEO de l’organisation.

La fédération ne peut estimer le coût exact de ces rappels mais, selon une première enquête auprès de ses membres, il se chiffrera en millions d’euros en raison de la destruction des produits, de la relance de la production et de l’indemnisation des clients ainsi que des consommateurs.Fevia appelle également à une révision de l’approche européenne à l’issue de cet incident pour éviter un rappel lorsqu’aucune trace d’oxyde d’éthylène n’est détectable dans le produit fini.

 


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