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GRANDGLISE

PHOTOS | Caravanes à l’état d’épaves, dépotoir: triste tableau à l’ancien camping de Grandglise

Le dernier occupant du camping des Roches Rouges à Grandglise a quitté les lieux il y a une dizaine de jours. Le site, qui appartient à la Commune de Belœil, est dans un état lamentable.

Après avoir connu ses heures de gloire dans les années 80-90, le camping des Roches Rouges n’est plus que l’ombre de lui-même. Proche d’une zone Natura 2000 et entouré de bois, l’endroit n’offre plus un cadre idyllique. C’est un euphémisme.

Les caravanes encore présentes sur le site ne sont plus que des épaves et l’on ne trouve plus âme qui vive.

Tous les occupants ont déserté les lieux qui, à certains endroits, se sont transformés en véritables dépotoirs avec des déchets en tout genre abandonnés.

Dans une précédente édition, suite à une interpellation d’un élu de l’opposition au conseil communal, nous évoquions l’arrêté de fermeture pris en mai dernier par la Commune de Belœil. Cette dernière est propriétaire du terrain dont la gestion incombait à une ASBL Les Roches Rouges, par le biais d’une convention de mise à disposition.

Une décision qui n’a rien de surprenant au regard des nombreux manquements soulevés depuis pas mal d’années par le Commissariat général au tourisme. Ce même organisme qui, à l’été 2013, avait décidé de retirer la dénomination de «camping touristique».

«Le Commissariat général au tourisme avait ensuite laissé à l’ASBL deux ans pour remettre tout en ordre mais le dernier contrôle effectué il y a quelques mois s’est soldé par un rapport extrêmement négatif. C’est ce qui a conduit le collège à ordonner la fermeture du site», indique l’échevin du Tourisme, Anthony Basilico.

Ces derniers temps, l’activité du camping des Roches Rouges était de toute manière réduite à sa plus simple expression puisqu’ils n’étaient plus que deux personnes à y vivre. Des résidents à qui les autorités belœilloises avaient accordé un délai de deux mois afin d’évacuer leurs installations. «Nous avons dans un premier temps sollicité l’aide du CPAS pour gérer la situation. Dans les délais, on a fait preuve d’une certaine souplesse à l’égard de la dernière occupante, qui a pu obtenir un logement le 1er août », souligne M. Basilico.

Que va devenir le site?

Parmi les questions qui se posent, il y a celle relative à l’évacuation des caravanes et des déchets qui jonchent le sol, ainsi qu’au nettoyage de ce chancre.

«Je crains malheureusement que le déblaiement du site, qui ne sera pas une mince affaire, soit à charge communale. Beaucoup de propriétaires ont fait abandon de leurs caravanes et l’ASBL Les Roches Rouges va sans doute être dissoute. On ne peut pas laisser l’endroit dans un tel état, sans le sécuriser, avec des caravanes qui menacent de s’écrouler.»

Pour ce qui est du devenir de l’ancien camping de Grandglise, les autorités communales ne se sont pas encore positionnées. «Plusieurs pistes pourraient être étudiées comme la mise en location ou la vente de la parcelle à des professionnels du métier qui souhaiteraient y développer un projet en lien avec le tourisme ou les loisirs. On pourrait aussi envisager d’en faire un parc communal en créant une offre de loisirs-nature (aménagement de terrains de pétanque, de tables de pique-nique…) », glisse l’échevin belœillois du Tourisme.


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