LENS

La mobilité autour de Pairi Daiza fâche Isabelle Galant et un élu de Brugelette

La mobilité autour de Pairi Daiza fâche Isabelle Galant et un élu de Brugelette

Les relations entre élus de Brugelette et de Lens sont tendues à cause des problèmes de mobilité engendrés par Pairi Daiza. ÉdA

Michel Niezen, conseiller communal à Brugelette, a introduit un recours contre des limitations de circulation à Cambron-Saint-Vincent. La bourgmestre de Lens est furax.

La circulation engendrée par le parc animalier Pairi Daiza n’en finit plus de provoquer la zizanie dans les communes impactées par le trafic automobile.

En témoigne le coup de gueule d’Isabelle Galant sur les réseaux sociaux ce vendredi. Mercredi dernier, Michel Niezen, conseiller communal du groupe d’opposition «Les Communaux» à Brugelette, transmettait à la bourgmestre de Lens une copie du recours qu’il vient d’introduire auprès du ministre de tutelle contre la décision de la commune de Lens de placer des panneaux «excepté circulation locale» dans 8 rues de la localité lensoise de Cambron-Saint-Vincent. Une décision qui, selon Michel Niezen, porte atteinte à une meilleure gestion des flux de circulation au niveau des parkings de Pairi Daiza.

Un recours qui a autant surpris qu’énervé Isabelle Galant. «Ces panneaux ne datent pas d’hier, ils ont été placés avant le confinement», note la bourgmestre, surprise du délai de réaction un peu long. Une réaction qu’elle ne comprend pas.

«Nous avons suivi à la lettre la procédure requise pour le placement de ces panneaux et avons eu l’approbation de la Région wallonne. La difficulté que nous avons, c’est que le trafic Pairi Daiza venant de Thoricourt et celui venant de Soignies se retrouvent dans un goulot à Cambron Saint-Vincent, dans une rue sans trottoirs pas assez large par endroits. La situation était devenue infernale: aux heures d’ouverture du parc, c’était voiture sur voiture.»

La décision de réserver à la circulation locale différentes voiries dont la rue du Parc et la rue d’Ath, les deux goulots d’étranglement au cœur du village, a été prise après une concertation avec les citoyens. «C’est la solution la moins couteuse et la plus rapide à mettre en place.» La modification des conditions de circulation a été transmise aux éditeurs de cartes GPS, qui ont mis à jour les données.

«Nous n’avons que les inconvénients»

Mais si la situation semble plus respirable à Cambron-Saint-Vincent, le problème semble s’être reporté ailleurs, à en croire le conseiller communal Michel Niezen. «Il me dit dans sa lettre que les habitants de Gages souffrent le martyre et que c’est un problème. Je veux bien l’entendre, mais et nous?»

Et de souligner que la commune de Brugelette bénéficie de compensations liées aux nuisances du parc. «Brugelette bénéficie d’avantages comme l’entrée gratuite au parc pour les habitants et un montant annuel versé par le Parc à la commune. Nous, nous n’avons rien, que les inconvénients.»

Néanmoins, Isabelle Galant n’entend pas chasser tout le trafic lié à Pairi Daiza hors de sa commune, «mais je ne veux pas qu’il se fasse sur des routes qui ne sont pas adaptées, c’est pourquoi nous renvoyons vers les routes régionales.»

Et de rappeler qu’un projet de contournement de la commune de Gages avait été proposé, «mais après recours des riverains, le dossier a été abandonné.» La bourgmestre en appelle aux autorités régionales pour la mise en place d’un plan de mobilité autour du parc afin d’en finir avec les guéguerres communales. Mais en attendant, «je me battrai pour que cette règlementation (à Cambron-Saint-Vincent) reste en vigueur.»


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