FLOREFFE

PHOTOS| Une stage invasion irréelle marque le début d’un Esperanzah! sans masque mais jamais loin de sa capuche

Sous un soleil timide et des averses qui l’étaient tout autant, le petit Esperanzah! a lancé, tardivement, mais sûrement le bal des festivals d’un été encore particulier.

« Je suis déjà tout mouillé.» Avant même l’ouverture du site, certains avaient déjà goûté la pluie, décidément invitée durable de cet été détrempé. Imperméable, la grande bulle des possibles floreffoise ne l’est pas, forcément, mais les festivaliers, déjà réchauffés par les rayons du soleil réapparu aussi vite qu’il était parti, ne lui en veulent pas.

Dès samedi, ils ont apprécié à nouveau les bonheurs divers encore interdits et inenvisageables il y a quelques mois. De quoi donner aux premiers moments de ce festival, multigénérationnel et multicolore par excellence, une aura particulière.

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ÉdA – Frédéric de Laminne

«Boa tarde»

Seul en scène, c’est le Brésilien folk et engagé (comment ne pas l’être quand on vient du pays du maudit Bolsonaro), Lucas Santtana qui a lancé la grande réunion de famille. Avec la voix de celui qu’il appelle «Dieu» (son régisseur) pour traduire ses paroles portugaises, le guitariste a rapidement vu grossir le flot de public.

Face à ses premières chansons, toutes douces, les festivaliers ont fait exploser leurs premiers cris de joie et applaudissements. Après deux chansons, même si la musique n’était pas (encore) raccord, ça dansait et les farandoles commençaient. «Personne ne lâche la main de personne. Prends soi de chacun à l’intérieur de toi », essayait Lucas en français, alors que dans l’euphorie des retrouvailles, le rire se mêlant aux larmes, et les frissons vous gagnant. Ça faisait longtemps.

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EdA - Frédéric de Laminne

Les héroïnes sur le devant d’une scène métissée

Au cœur de ce début d’après-midi latino-hispanique, sur l’autre scène du festival (pas de 3e, cette année, la jauge ayant été ramenée à 5000, la voilure a été réduite), côté cour, c’est le trio féminin Las Lloronas («Les pleureuses») qui a enchaîné.

C’est dans les rues bruxelloises que Sura, la Belgo-Américaine ; Amber, l’Hispano-Néerlandaise et Marieke, l’Allemande, ont fondé leur affinité artistique qu’elle promène désormais de scène en scène. Entre swing, jazz, slam et tango, d’accordéon en contrebasse, le trio a emmené ses spectateurs dans la profondeur et la grâce de son osmose suspendue.

PHOTOS| Une stage invasion irréelle marque le début d’un Esperanzah! sans masque mais jamais loin de sa capuche
EdA - Frédéric de Laminne

«Stage invasion» irréelle

Premier coup de dynamite sur la grande scène: La Dame Blanche. La Cubaine, fille de Jesus «Aguaje» Ramos (directeur artistique du Buena Vista Social Club), a terminé d’enflammer le cœur des centaines de festivaliers avec un concert dynamique et hors-norme, jonglant avec le hip-hop, la cumbia, le reggae ou même un morceau aux allures très metal, celle qui est aussi flûtiste et percussionniste ne tient pas en place sans jamais que sa voix impressionnante et opératique ne défaille.

Célébrant la fin de la distanciation physique au cœur de ce festival «Covid Safe», elle a invité des dizaines de personnes à envahir la scène. Point d’orgue de cette première journée de festival. Et il n’était que 18 h 15, Esperanzah! ne sentait déjà plus la pluie intermittente. Et les «popolopopopopo» retentissaient.

PHOTOS| Une stage invasion irréelle marque le début d’un Esperanzah! sans masque mais jamais loin de sa capuche
La Dame Blanche n’a pas hésité à disparaître derrière la foule qu’elle a invitée à escalader la scène. ÉdA – Frédéric de Laminne


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