BRUXELLES

À voir ce week-end à l’Hôtel de Ville de Bruxelles: une expo photo sur la traite des êtres humains

À voir ce week-end à l’Hôtel de Ville de Bruxelles: une expo photo sur la traite des êtres humains

Illustration BELGA

À l’occasion de la journée mondiale contre la traite des êtres humains, l’expo «Photo-Voice. La traite des êtres humains à travers les yeux des victimes» a été dévoilée à l’Hôtel de ville de Bruxelles.

À l’occasion de la journée mondiale contre la traite des êtres humains, l’exposition de photographies «Photo-Voice. La traite des êtres humains à travers les yeux des victimes» a été dévoilée vendredi matin dans la salle Ogivale de l’Hôtel de ville de Bruxelles, en présence de l’échevin des Affaires économiques Fabian Maingain. Elle y restera visible gratuitement durant tout le week-end.

Dans le cadre de la campagne Coeur bleu, un programme international de lutte contre la traite des êtres humains lancé par l’Office des Nations Unies Contre les Drogues et le Crime (UNODC), Manneken-Pis a revêtu en fin de matinée son costume offert l’an dernier par cet organe. L’Hôtel de ville, le palais d’ Egmont et le parlement européen s’illumineront également de bleu en soirée à Bruxelles, à l’instar d’autres bâtiments historiques d’Anvers, Bruges, Gand, Hasselt, Malines, Mons, et Louvain.

Exploitation

Pour l’exposition réalisée par l’ASBL PAG-ASA, deux photographes professionnels ont figé en images des souvenirs de leur exploitation mis en scène par des victimes. «Ces photos sont leur manière d’ouvrir les yeux du public sur un crime qui fait 23.000 victimes chaque année en Belgique»; explique Sarah De Hovre, directrice de l’ASBL PAG-ASA. «Chaque année, nous soutenons plus de 200 victimes, exploitées en Belgique, dans nos villes et communes, dans les secteurs les plus variés». Elle estime que la Belgique dispose d’une procédure de protection parmi les plus avancées du monde, mais qu’il est difficile de trouver des victimes, notamment parce qu’elles ont peur de représailles pour elles et leurs familles si elles se mettent à parler. Pour élargir l’accès à l’aide disponible, elle préconise de renforcer les moyens des policiers et de l’inspection sociale qui sont «les yeux de l’ASBL sur le terrain».

L’ONUDC a choisi cette année le thème «la voix des victimes nous guide». «Apprendre de leurs expériences et écouter leurs conseils est essentiel pour éclairer les efforts de prévention et de protection», a fait valoir Yatta Dakowah, représentante de l’ONUDC à Bruxelles.


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