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PROFESSIONNELS

Moniquet: retour là où tout a commencé

Moniquet: retour là où tout a commencé

Sylvain Moniquet est très motivé pour son retour sur le Tour de l’Ain. ÉdA

Le grimpeur namurois aborde avec ambition ce jeudi le Tour de l’Ain, sur lequel il s’était révélé, en 2014, chez les cadets.

Le Tour de l’Ain. Une épreuve qui revient régulièrement dans les paroles des jeunes coureurs wallons. Les cadets membres des équipes Geo-Therm SCV Marchovelette, Sprint 2000 Charleroi ou du VC Ardennes, soit des écoles de cyclisme qui se rendent régulièrement sur la course par étapes française, ont l’habitude de viser une sélection pour le Tour de l’Ain des 15 et 16 ans. Ces trois clubs formateurs seront encore de la partie sur les routes accidentées de l’Ain en cette fin de semaine.

Sylvain Moniquet va y participer lui aussi. Mais dans l’épreuve des professionnels. Un rendez-vous particulier pour le néo-pro de Lotto-Soudal, car c’est sur le Tour de l’Ain des cadets qu’il s’était révélé, qu’il avait dévoilé une première partie de son potentiel sur un vélo, en y remportant deux étapes.

«C’est effectivement un rendez-vous qui me tient vraiment à cœur, explique-t-il. Quand j’étais chez les cadets, cette course m’avait marqué. Après avoir disputé des kermesses en Belgique, le Tour de l’Ain avait été ma première grande course à l’étranger. Sur un profil totalement différent de ce que je connaissais sur nos courses belges, avec la découverte en course de la montagne. C’était déjà très chouette quand j’étais cadet de première année, comme première belle expérience. Avant de gagner deux étapes l’année suivante.»

Devant un public nombreux, puisque l’épreuve des cadets se déroule avant celle des pros.

«Ce sont des excellents souvenirs, poursuit Sylvain Moniquet. Je me rappelle que nous étions tous très excités à l’idée de pouvoir regarder l’arrivée des pros après notre course. Quand j’ai gagné, il y avait déjà Julian Alaphilippe (NdlR: l’actuel champion du monde avait remporté une étape), Thibaut Pinot et de nombreux autres. C’était vraiment très chouette. Ce sera spécial pour moi d’être cette fois dans le peloton des pros, tout en sachant que des équipes de jeunes, comme celle de Marchovelette, seront sur le bord de la route. Si je peux les voir, ce sera avec plaisir.»

Ces deux succès chez les cadets, sur ce Tour de l’Ain des 15-16 ans, ont-ils constitué un déclic pour l’actuel seul coureur pro namurois du World Tour? «Cela avait révélé quelque chose, oui, répond-il. J’avais montré avoir des qualités en montagne, sur ce relief. Même si à l’époque, je ne roulais pas comme maintenant. Il n’y avait pas ces charges de travail à l’entraînement. Et les étapes chez les cadets étaient relativement courtes. Ce sera donc vraiment très particulier pour moi sur ce Tour de l’Ain. De l’édition 2014, celle sur laquelle j’avais remporté deux étapes chez les cadets, je pense être le seul de ce peloton à être passé chez les professionnels aujourd’hui.»