CORONAVIRUS

Les escapades en zones rouges pèsent sur les contaminations: Bruxelles veut resserrer les boulons

Les escapades en zones rouges pèsent sur les contaminations: Bruxelles veut resserrer les boulons

L’Espagne est au premier rang des pays en zone rouge qui pèsent sur les courbes de contamination relevées à l’issue des tests de retour de voyage. Reporters/DPA

Les retours de voyage pèsent de plus en plus sur la courbe des contaminations bruxelloises. La Cocom resserre les boulons. Les 20-29 ans surtout sont infectés.

Excellente nouvelle à Bruxelles: aucun décès dû au covid n’a été enregistré au cours des 7 derniers jours. Soit la semaine du 19 au 25 juillet. «C’est très positif», ne peut qu’observer Inge Neven, responsable du Service de l’Inspection d’Hygiène de la Cocom.

Par ailleurs, «le nombre de personnes admises en soins intensifs reste stable même si une légère augmentation globale est observée en Belgique», poursuit l’experte. Ainsi, Bruxelles passe de 79 hospitalisations le 15 juillet à 82 le 21, dont 33 en soins intensifs (contre 31 le 15 juillet).

Les 20-29 ans les plus infectés

Par contre, les échappées belles des juillettistes pèsent de plus en plus sur les statistiques épidémiologiques bruxelloises. Le taux d’incidence augmente à 261 cas positifs pour 100.000 habitants ce 27 juillet. Il était à 232 le 23 juillet et à 152 le 15. D’où la valeur R de reproductivité du virus à 1,08, tout au-dessus du seul de 1. Elle était de 1,106 le 21 juillet. Ce sont les 20-29 ans qui sont le plus infectés avec près de 1.500 cas du 12 au 27 juillet.

«Le nombre élevé de tests, 9.800 par jour, explique ces chiffres», éclaire Inge Neven. On était à 8.000 tests quotidien le 5 juillet. Le taux de positivité qui ressort de ceux-ci est en effet de 3,2%. «2 tiers de ces tests sont liés aux départs et retours de voyage», zoome l’experte. «Avec des taux assez élevés pour les retours de zones rouges». 21% des cas positifs bruxellois selon les chiffres communiqués ce 27 juillet. Avec l’Espagne en tête des pays d’origine. Autre source de contamination: «les contacts à haut risque»: 12 à 15% résultent en un test positif à l’échelle belge. «Ceux-ci peuvent aussi être dus à des retours de voyage». Évidemment: un voyageur revenu de zone rouge aura vite fait de contaminer ses proches.

Un test aussi en sortie de quarantaine?

Conséquence: Bruxelles règle le viseur sur ces voyageurs. D’abord en insistant auprès du Fédéral pour renforcer les mesures en place. «Il faut veiller à ce que tout le monde remplisse le PLF (“passenger location form” ou “formulaire de localisation du passager”). Ensuite, il faut que la quarantaine de 7 jours soit respectée, avec un test en sortie et plus seulement en entrée, car la période d’incubation peut donner des cas positifs plus tardifs», plaide Inge Neven pour la Cocom.

Poussant plus loin, la responsable suggère aussi un test en entrée de quarantaine pour les voyageurs vaccinés. À ce jour en Belgique, 88% des voyageurs à qui le test est conseillé le passent. Pas suffisant donc pour enrayer la circulation du variant Delta depuis les zones rouges où les pays et régions à haut risque. Face à la situation, Bruxelles va «renforcer sa capacité de testing gare du Midi via un bus», ce qui est directement de son ressort. «On renforce aussi nos effectifs de terrain pour s’assurer que les quarantaines sont respectées et les tests demandés effectués».

Soit une piqûre de rappel des autorités à ceux qui se piquent de snober la piqûre.



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