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NAMUR

Inondations : La Ville de Namur se déploie tous azimuts

Depuis samedi soir, c’est de la gestion de crise à la Ville de Namur. L’administration se déploie tous azimuts, à flux tendu.

La cellule de crise communale sollicite l’aide de tous les services possibles de la fonction publique: Protection civile, armée, Région wallonne et bien sûr, les services communaux. «La période n’est pas propice, nous avons rappelé pas mal d’agents en congé au vu de l’urgence», souligne le bourgmestre. En ce moment, quelque 25 conteneurs sont disséminés dans les zones sinistrées du territoire communal: Daussoulx, Bomel, Vedrin, Wépion, Cognelée, Salzinnes, entre autres. Les Communes voisines de Floreffe et Gembloux ont prêté leurs précieux récepteurs métalliques pour évacuer les encombrants souillés. Ce lundi après-midi, des démarches étaient encore en cours avec le privé pour gonfler la flotte de camions remorqueurs. L’évacuation des déchets s’est concentrée vers le centre de tri du BEP à Floreffe toute la journée de lundi. Malgré sa capacité importante, celui-ci arrivait à saturation en début de soirée. La cellule de crise a alors décidé d’ouvrir une nouvelle zone d’attente, au domaine militaire du Sart-Rulet à Jambes.

La Ville de Namur s’est également tournée vers le secteur privé pour accélérer le nettoyage des voiries et trottoirs. Coûte que coûte. «Beaucoup de sociétés de nettoyage sont actives dans les zones touchées par les inondations du 15 juillet, nous devons faire avec. Le gros matériel, comme les balayeuses, est donc mobilisé à Liège et ailleurs. Des particuliers nous proposent leur aide avec du gros matériel style Bobcat, on dit oui à toute proposition d’aide» ajoute Maxime Prévot.

Une assistance psychosociale

Déjà curés la semaine dernière, les avaloirs sont de nouveau assainis. Une course contre la montre en prévision de nouvelles pluies annoncées ce mardi. La vidange continue des eaux boueuses issues des caves depuis trois jours entraîne un risque de bouchon. Un éternel recommencement. «Il y a près de 20 000 avaloirs sur la commune de Namur, nous mettons la priorité sur ceux situés dans les zones sensibles.», précise le maïeur.

La Ville de Namur a également commandé des sacs de sable par camions entiers. Ce sont des tonnes de matériau étanche qui sont distribuées à différents points de collecte: piscine de Saint-Servais; rue du centre, à Saint-Marc; rue Trou au Loup, à Daussoulx; et à la caserne des pompiers de Jambes. À partir de ce mardi, les citoyens inquiétés par une future montée des eaux pourront également se fournir à Malonne, Vedrin, Dave et Wépion. Les congés du bâtiment ne facilitent pas la coordination générale. «Nous avons dû faire appel à trois bureaux pour trouver un ingénieur en stabilité disponible.» Par contre, en termes de disponibilité, les assistants psychosociaux rassurent. Ils sont une bonne dizaine à parcourir les quartiers touchés pour écouter et informer. «Quand on est occupé à nettoyer, on n’a pas l’occasion de lire les médias ou d’autres canaux d’information. Les assistants psychosociaux vont au contact de la population pour donner les numéros à appeler pour des demandes spécifiques.» Et aussi réconforter, car après le nettoyage, pour certains, c’est le terrible moment du contrecoup. Certes, les dégâts ne sont «que» matériels, mais l’impact au moral n’est pas à négliger. «Beaucoup de sinistrés rencontrés témoignaient de leur désarroi, notamment certains qui ne sont pas assurés», conclut le bourgmestre.


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