Bomel se bat pour affronter les prochaines pluies

Bomel se bat pour affronter les prochaines pluies

La rue Piret-Pauchet est intégralement couverte de boue. Mais l’urgence, c’est de déboucher les avaloirs. ÉdA – 501524917451

Au petit matin, les eaux sont finalement redescendues dans les rues de Bomel mais elles ont laissé la place à une épaisse et désagréable couche de glaise brune.

«Les pompiers sont là pour aider mais la véritable urgence est de pouvoir compter sur l’intervention d’une hydrocureuse qui va pouvoir dégager les avaloirs. Ils sont bouchés avec de la boue compacte et pas mal de gros cailloux», pointe ce riverain de la rue Piret-Pauchet. C’est cette voie qui est la plus touchée des rues namuroises.

Toutes les caves sont inondées et de nombreux rez-de-chaussée, pourtant surélevé par rapport à la route, ont quand même été gagnées par les eaux, cette nuit.

Une quinzaine de personnes ont dû être relogées à l’hôtel de ville, avait déjà annoncé la nuit dernière le bourgmestre Maxime Prévot.

De nombreux bénévoles affluent pour donner un coup de main, raclette à la main. «J’habite Saint-Servais. C’est tout proche. Il n’y a rien dans ma rue mais quand j’ai vu le désastre ici, j’ai enfilé mes bottes et emmené ma raclette. C’est normal», estime David.

Au coin de la rue, la montée des eaux a fait très mal à l’ASBL «Une Main tendue». Cette association vient en aide aux plus défavorisés et livre des colis alimentaires tous les jours. «On a pourtant remonté les denrées mais l’eau a quand même touché de nombreux casiers. Et on doit jeter les briques de lait, les sachets de riz… On peut quand même garder les conserves», grimace Eloïse Jacob, la vice-présidente. «Notre camionnette est aussi hors-service. L’eau est montée par-dessus le moteur. Plus moyen de la démarrer.»

A travers toute la rue, les riverains, leurs proches, leurs amis et même des anonymes nettoient avec un dynamisme alimenté par le soleil matinal. Mais les regards s’obscurcissent quand on évoque la météo à venir.


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