ÈRE/TOURNAI

«Les Gens d’Ère» ont vite retrouvé leurs repères

Deux ans après, le festival «Les Gens d’Ère» faisait son retour dans un format allégé.

Des chapiteaux, une grande scène, des concerts... On n’y croyait presque plus et pourtant les festivals sortent peu à peu de leur coquille, scellée depuis plus d’un an par un virus bien connu. «Oh oui, ça fait du bien, on ne demandait que ça!», s’exclame Gwenaël Vanzeveren, président du comité des «Gens d’Ère». «Ça a vraiment été une course contre la montre pour organiser cet événement alternatif, mais on a une superbe équipe et on est fier d’y être parvenu. Et quand on voit le sourire des gens présents, je pense qu’on peut être satisfait.» D’habitude en trois jours, les festivités étaient cette année réduites à un week-end. «On attend tout de même plus ou moins 2 500 personnes sur les deux jours. Tout dépendra si la météo est avec nous, on croise les doigts.»

Avec des orages annoncés un peu partout ce week-end on pouvait craindre le pire. Et pourtant, «La Bulle d’Ère» est plus ou moins passé entre les gouttes ce samedi. Avec un petit hamburg’ère ou une petite bi’ère en main les spectateurs étaient prêts à affronter les conditions. «Ça fait si longtemps, ce n’est pas quelques gouttes qui vont nous arrêter!», lance un spectateur. En effet, avec un programme pareil, difficile de s’en aller! Dès 14 h, Elia Rose suivie par Charles, la gagnante de The Voice Belgique 2019 ont tout d’abord chauffer la foule. Sttellla, le mythique groupe belge, mené par le tout aussi mythique Jean-Luc Fonck a ensuite fait bouger la foule au son de tubes indémodables. «On se trompe toujours autant dans les paroles, c’est comme si c’était hier en fait!», lance le gai luron, vêtu de son plus beau peignoir. Le soir venu, Saule et le groupe français «Skip The Use» ont assuré le spectacle, et enfin pour les plus tardifs «Mister Cover», le roi des reprises, est venu boucler la soirée. Et comme un symbole, les rares gouttes d’eau tombaient lorsqu’un concert se finissait. Comme si le ciel, lui aussi, ne voulait pas que ce retour à la vie «d’avant» se termine.

«Faim de scène»

Si les fêtards n’en pouvaient plus de ronger leurs freins, que dire des artistes? «C’est seulement ma deuxième représentation depuis la reprise, c’était très chouette, on a vraiment faim de scène, en tout cas pour ma part », raconte Elia Rose, première artiste à avoir foulé le plancher de «La Bulle d’Ere». «En tant que premier concert, on essaie de chauffer la foule, de ramener du monde, mais ça ne me dérange pas, c’est dans mon style d’aller chercher les gens.» Même son de cloche chez Charles. «Ça fait vraiment super plaisir de vous voir tous enfin!» Du coup, peut-on dire que tout le monde avait l’Ère heureux d’être là?


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