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Namur: le Houyoux inonde des rues de Bomel

Namur: le Houyoux inonde des rues de Bomel

Un véritable geyser s’est formé au pied d’un immeuble, au bout de ka rue de la rue Piret-Pauchet à Bomel. Le Houyoux inonde le quartier. ÉdA – 501524487816

Scènes de désolation derrière la gare de Namur, où un ruisseau souterrain est sorti de son lit.

La situation est toujours compliquée à Bomel, dans le quartier situé derrière la gare de Namur.

«L’eau continue à monter et ça arrive par un véritable geyser», intervient cet habitant de la rue Adolphe Bastin.

On progresse dans cette voirie avec l’eau à hauteur des cuisses. Les voitures ont été prises au piège par ces volumes qui sont arrivés un peu à retardement par rapport à l’orage du début de soirée.

Au bout de la rue Piret-Pauchet, le Houyoux se déchaîne pour reprendre sa liberté. Au pied de cet immeuble à appartements, une puissante fontaine jaillit et déborde sur tout le quartier.

«C’est monté extrêmement vite. On a juste eu le temps de mettre quelques denrées à l’abri», souffle Marc Lepinois, le président de la Main Tendue. Cette ASBL abritée au coin de la rue vient en aide à plusieurs centaines de Namurois défavorisés. «Si le niveau monte encore, nos congélateurs vont être mis hors-service. Et ce sera une petite catastrophe pour tous ceux qui comptent sur nous», continue le Namurois.

Un zozo se permet une drôle de traversée à vélo. Mais ça ne fait pas sourire grand monde. Là, des proches s’affairent pour tenter de convaincre les occupants des lieux, un couple de seniors, de quitter les lieux. «Il faut s’y préparer, on veut peut-être finir par nous l’imposer», témoigne Michel, un neveu. «Mais comme beaucoup, mon oncle et ma tante craignent de laisser leur maison inoccupée. Ils ont aussi peur des pillards.»

Le départ ne sera finalement pas obligatoire. «Il y a des dégâts des eaux mais l’évacuation n’est pas requise. Il y a peut-être quand même une demande de relogement pour une dizaine de personnes dans la rue Piret-Pauchet», vient de préciser le bourgmestre Maxime Prévot avant d’indique que ces habitants ont été relogés à l’hôtel de ville.

Un peu plus loin, les services de la ville s’affairent déjà pour dégager la boue des trottoirs abandonnés par les eaux. «Finalement, on est sur le pont depuis un mois et demi», rappelle Yannick Baye, pour le service entretien, mobilisé avant même le premier coup de tonnerre. «Depuis le début des intempéries, on a déjà eu trois moments compliqués . Ici, c’est le quatrième et là, c’est le plus dur.»

Et le boulot ne va pas manquer, une partie de la nuit et plus encore au petit matin.


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