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SPORTS

JO de Tokyo: ces kilos en trop que les Belges doivent «absolument perdre»

JO de Tokyo: ces kilos en trop que les Belges doivent «absolument perdre»

Nina Sterckx a presque perdu 10 kg pour participer aux Jeux olympiques de Tokyo. BELGA

Pour plusieurs athlètes belges, perdre du poids avant le début des JO est capital. Vital même!

Que ce soit pour l’haltérophile Nina Sterckx ou encore les judokas Charline Van Snick et Jorre Verstraeten, des Jeux olympiques réussis passent d’abord par une bonne gestion de leur régime.

«Pour nous, le premier combat, c’est le poids, résume le Louvaniste (-60 kg) en lice ce samedi. On n’a pas d’autres choix que de respecter les limites fixées par notre catégorie. Car, dans le cas contraire, on peut tout simplement dire au revoir à la compétition!»

Interdits d’excès, même les plus infimes, la majorité des combattants (taekwondo, lutte, boxe,…) engagés à Tokyo jouent donc aux équilibristes depuis plusieurs jours. Pour ne pas dire plusieurs semaines, comme c’est le cas de Nina Sterckx.

Un «cutting» parfois extrême

Habituellement engagée dans la catégorie des moins de 55 kg, la Gantoise de 18 ans - qui s’apprête à vivre ses premiers Jeux - a ainsi fait le pari de perdre près de 10 kg avant ce samedi, date de sa compétition.

«J’ai commencé un gros régime en mars afin de descendre dans la catégorie inférieure (-49 kg) où la concurrence est moins forte, explique la médaillée de bronze (-55 kg) des derniers championnats d’Europe. Ce mercredi, j’avais déjà perdu 8 kg.»

Lancée dans une course contre-la-montre pour se débarrasser du kilo et demi qui la gêne encore, l’haltérophile ne regrette pas sa décision, même si ce «cutting» extrême est «pénible» à vivre sur le long terme. Et ce, en raison de la spécificité de sa diète.

«Étant donné que je dois continuer d’absorber pas mal de protéines pour préserver mes muscles, je dois donc principalement restreindre ma quantité de nourriture, explique la Gantoise. À quel point? Je ne préfère ne pas trop en parler car je n’aimerais pas que l’on m’imite. Ce que je peux dire, c’est que je suis capable de ne plus manger pendant deux jours juste avant une compétition et que je bois énormément d’eau – jusqu’à 10 litres par jour en ce moment – pour tenir le coup.»

«Mais si je m’astreins à une hygiène de vie si particulière, c’est uniquement parce que je suis bien suivie par un diététicien et que je veux absolument participer à ces Jeux. Après tout, il pourrait s’agir des seuls JO de ma carrière», poursuit la Gantoise dont la discipline, que le dopage n’épargne pas, n’a plus trop la cote auprès du CIO.

«Pas beaucoup de répit»

Familière de la pratique du «cutting» depuis plus de dix ans, Charline Van Snick - qui est passée des moins de 48 kg au moins de 52 kg juste après les Jeux de Rio - connaît bien la frustration que vit en ce moment Nina Sterckx.

«Quand on évolue dans nos disciplines, le poids est un facteur que l’on doit gérer quotidiennement. C’est extrêmement contraignant, confirme la Liégeoise qui doit encore perdre un peu de poids d’ici son entrée en lice prévue dimanche. Aujourd’hui encore, bien que j’aie changé de catégorie, je dois conserver une hygiène de vie assez stricte. Pour être franche, je n’ai pas eu beaucoup de répit.»

Actuellement dans les dernières heures - «Parfois les plus dures», selon Charline Van Snick - de leur régime, les athlètes belges tiennent bon en pensant à la médaille qui les attend peut-être au bout du chemin. Et en songeant aussi peut-être à ce qu’ils mangeront dès la fin de leur tournoi.

 

L’exception Jaouad Achab

Également en lice ce dimanche, comme Charline Van Snick, Jaouad Achab est le seul combattant belge qui ne s’occupe pas de son poids. Et pour cause, le taekwondoïste monte de catégorie de poids à l’occasion des Jeux.

«Habituellement, je combats avec les moins de 63 kg. Mais comme ma catégorie n’est pas représentée aux Jeux, je prends part à la compétition des moins de 68 kg, explique-t-il. Dans ce contexte, je ne dois donc pas trop m’inquiéter de ce que je mange même si je n’exagère pas. En fait, j’ai juste pris quelques kilos afin d’avoir plus de répondant face à mes adversaires.»

Reste que le N°1 mondial a conservé une excellente hygiène de vie durant les dernières semaines. Histoire que les quelques écarts qu’il s’est autorisés n’influent pas sur la vitesse et la mobilité qui font sa force sur les tapis.

 

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