CRITIQUE CINÉMA

Médecin de nuit - Au chevet d’une ville malade

Ce que ça raconte

Mikaël, médecin de nuit, est dans une impasse. Mis au pied du mur par sa femme qui en a marre de le voir sacrifier sa vie de famille pour s’occuper des toxicomanes parisiens, il est en plus pressé par son cousin, un pharmacien qui l’a entraîné dans un trafic de fausses ordonnances. Mais cette nuit, Mikaël est bien décidé à tout arranger, y compris ses petits écarts extraconjugaux.

Ce qu’on en pense

Tourné comme un polar noir, Médecin de nuit fait le portrait fiévreux d’un homme en plein virage. D’un moment à l’autre, le type peut basculer du côté obscur ou revenir sur le droit chemin. C’est simple, mais diablement efficace. Car le laps de temps resserré permet de maintenir une tension quasi permanente autour d’un sujet a priori déjà vu et revu.

Ça prend aux tripes donc. Mais cette plongée dans une garde de médecin de nuit fait en prime découvrir la capitale française sous un angle différent. Celui des dealers, des faibles et de ceux qu’on ne veut pas voir. Celui d’une société arrivée à bout de course.

Alors, oui, ça dessine un portrait déprimant de l’humanité, même si on voit apparaître des touches de lumière. Mais c’est aussi et surtout d’une grande richesse.

Drame d’Elie Wajeman. Avec Vincent Macaigne, Sara Giraudeau et Pio Marmai. Durée: 1 h 22.

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