CRITIQUE CINÉMA

Kaamelott : premier volet - Les boulets ont retrouvé leur roi

L’adaptation cinéma de la série culte d’Alexandre Astier s’adresse autant aux fans qu’aux novices.

Ça faisait un bout de temps que les fans de Kaamelott attendaient le retour du roi Arthur. Et bien il est là. Enfin… pas tout à fait. Pour rappel, à la fin de la série, ce brave Arthur partait en exil, loin du royaume de Logres. L’affreux Lancelot-du-Lac en a alors profité pour monter sur le trône et imposer sa dictature. Dix ans se sont écoulés et la résistance, bien que pleine de bonnes intentions, n’a pas réussi à rétablir la table ronde.

Les Dieux décident alors d’intervenir en remettant Arthur Pendragon dans le jeu. Rapatrié en Bretagne contre son gré, notre bonhomme va devoir à nouveau se coltiner les demeurés qui lui servent de chevaliers pour réinstaurer la paix.

L’humour rassembleur

Le scénario imaginé par Alexandre Astier tire donc parti du temps pour remettre en quelque sorte les pendules à zéro. C’est une des forces du film, premier volet d’une trilogie cinéma. Un spectateur lambda qui ne connaît de la série que son tonitruant générique (les trompettes tuuut, tuuuut) peut capter ce qu’on lui veut. Mais les fins connaisseurs doivent normalement eux aussi trouver leur compte à un autre niveau de lecture.

Car Kaamelott premier volet reprend tous les personnages de la série. Leodagan, Perceval, Karadoc ont vieilli, bien sûr, mais ils gardent leurs personnalités si savamment écrites. Alexandre Astier joue avec les références, en gardant l’humour absurde et pince-sans-rire qui a fait le succès de sa relecture des légendes arthuriennes.

Malgré tout, on n’a pas l’impression d’un entre-soi. C’est souvent drôle, même quand on loupe l’une ou l’autre vanne réservée aux fans. Dans le genre, on n’arrive pas au talent de Chabat et de son Astérix mission Cléopâtre mais c’est suffisamment divertissant pour avoir envie de voir ce qui va se tramer ensuite pour notre roi désabusé.

Comédie d’Alexandre Astier. Avec Alexandre Astier et Alain Chabat. Durée: 2 h.

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