PROVINCE DE LIÈGE

Record de précipitations dans la province avec plus de 271 mm relevés à Jalhay en 48h

Record de précipitations dans la province avec plus de 271 mm relevés à Jalhay en 48h

BELGA

L’Institut royal météorologique (IRM) a enregistré un record de précipitations sur 48 heures en province de Liège, avec plus de 271 mm relevés à Jalhay et 217 mm à Spa. «C’est exceptionnel», a annoncé vendredi le responsable des prévisions météorologiques David Dehenauw sur Twitter.

«Cela arrive statistiquement une fois tous les 200 ans. Normalement on relève 100 mm en juillet dans ces régions», a-t-il précisé.

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Les quantités mesurées en 48 heures dans les stations de Jalhay (271,5 mm), Spa (217,1 mm), du Mont Rigi (192,4 mm) et à Neu-Hattlich (189,0 mm) font état d’une période de retour largement supérieure à 100 ans.

A la question de savoir si cet épisode de précipitations extrêmes est lié au dérèglement du climat, l’IRM avance la nécessité d’une évaluation approfondie, même si «l’apparition de ces précipitations extrêmes est conforme à ce que nous pouvons attendre du réchauffement climatique», souligne l’Institut de météorologie.

«Des quantités de deux mois de pluie sont tombées sur plusieurs bassins versants en deux jours», ajoute le climatologue à l’ULiège, Sébastien Doutreloup. Avec de nombreux cours d’eau en crue, des inondations sans précédent et d’innombrables dégâts dans le sud du pays, «on peut parler d’un phénomène exceptionnel. Établir un lien direct avec le réchauffement climatique est cependant complexe. Le dérèglement du climat se marque dans les statistiques sur le long terme, pas dans des événements ponctuels comme celui-ci, à moins qu’ils ne se répètent plus fréquemment comme c’est le cas ces dernières années pour les canicules».

Selon l’IRM, l’un des mécanismes explicatifs de ces pluies torrentielles est lié au fait qu»’une atmosphère globalement plus chaude peut contenir plus de vapeur d’eau, ce qui augmente la quantité d’eau disponible pour produire les précipitations».

«Dès son premier rapport en 1990, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) avertissait des effets dévastateurs de l’accentuation des deux extrêmes du cycle hydrologique due à l’effet de serre. C’est-à-dire, plus d’épisodes de pluies extrêmement abondantes et plus de sécheresses prononcées», conclut l’IRM.


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