Bruxelles a adopté le premier plan consacré aux familles monoparentales

Bruxelles a adopté le premier plan consacré aux familles monoparentales

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Le gouvernement bruxellois a adopté jeudi son premier plan de soutien aux familles monoparentales. Celui-ci propose 31 mesures concrètes autour de cinq piliers d’action régionale: l’information, la formation et la sensibilisation; l’accès à un logement de qualité via des allocations renforcées; la mise à l’emploi et l’accès à la formation professionnelle; la politique de la ville et la mobilité.

L’exécutif bruxellois a été le premier à inscrire dans sa déclaration de politique générale la décision de créer un plan d’actions spécifique aux familles monoparentales - et en particulier aux femmes seules avec enfants - afin de faire usage de tous les leviers régionaux pour soutenir ces familles.

Piloté par les secrétaires d’Etat Nawal Ben Hamou et Barbara Trachte, ainsi que les ministres Bernard Clerfayt et Alain Maron, et Brupartners, ce plan a été réalisé en étroite collaboration avec le secteur associatif qui travaille au quotidien avec des familles monoparentales.

Il concrétise un des chantiers de la Stratégie GO4Brussels 2030 qui prévoit notamment de «soutenir des actions menées en matière de conciliation de la vie professionnelle avec la vie privée».

Le travail d’élaboration du Plan s’est également articulé avec la préparation du plan Brussels Takes Care (Plan social-santé intégré) qui comprendra également une attention spécifique pour la monoparentalité.

Ce premier Plan couvre la période 2021-2025. Il fera l’objet d’une évaluation à mi-parcours, où chaque ministre ou secrétaire d’État devra rendre compte de la mise en œuvre des actions du Plan aux interlocuteurs sociaux et aux associations qui ont participé à sa préparation. Une évaluation sera effectuée par un prestataire externe désigné par le biais d’un marché public pour un processus d’évaluation solide et neutre.

La Région de Bruxelles-Capitale compte sur son territoire près de 65.000 familles monoparentales. À la tête de ces familles, se trouvent pour la toute grande majorité (86%) des femmes. Dans ces familles, un seul revenu doit subvenir à l’ensemble des besoins du ménage, ce qui augmente le risque de pauvreté et induit des limitations dans de nombreux domaines: l’accès au logement, à l’emploi et à la formation, aux soins de santé, à une alimentation équilibrée, à la crèche, à la mobilité, au sport, à la culture, aux loisirs, etc.

Aux yeux du gouvernement bruxellois, la crise sanitaire sans précédent vécue depuis l’an dernier n’a fait que renforcer l’urgence d’une action en faveur des familles monoparentales. En effet, dans son rapport sur l’impact du Covid-19 sur les inégalités entre hommes et femmes paru en avril 2021, le Conseil bruxellois pour l’égalité entre les femmes et les hommes concluait que toutes les difficultés cumulées en temps normal par les familles monoparentales (temps partiels, revenus limités, problèmes de logement, non-paiement des contributions alimentaires, ...) se sont aggravées durant la crise, avec une diminution significative des revenus et un enfermement dans les charges familiales, parfois dans un logement inadapté à la réalité d’un confinement en famille.


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