JODOIGNE

Carole, victime de six montées des eaux en un mois à Jodoigne: "L'électroménager est foutu"

Carole a été victime de 6 montées des eaux depuis le 18 juin. La solidarité lui permet de tenir le coup…

Habitante de Lathuy (Jodoigne) Carole Leroy en est à la sixième montée des eaux depuis le 18 juin. Ce mercredi, comme quasiment tous les jours depuis quasiment un mois, elle s’active chez elle.

«Cet après-midi, on monte encore les murs de sacs de sable autour de la maison. On rebarricade la maison avec des plaques aluminium et des joints de silicone. Et pendant ce temps-là, la grosse pompe fournie par les pompiers assure le principal et empêche le niveau d’eau de venir encore un peu plus abîmer la propriété. Sans celle-ci, on sera dans de sales draps.»

Tout a commencé le 18 juin. «Ce jour-là, le jardin ressemblait au Lac Léman, mais la maison a été préservée.» Puis, la nuit du 20 au 21 juin a été le premier cauchemar de Carole Leroy. «20 centimètres de boues dans la maison.» Puis arrive le 29 juin. «Il était 19 heures, tout a été inondé, le jardin, mais pire encore, la boue est montée jusqu’à 40 centimètres dans la maison. La cave était entièrement immergée. Lorsque l’on ouvrait la porte, on ne voyait que de l’eau.»

Ce n’était pas fini puisque le 4 et le 10 juillet, l’eau est une nouvelle fois montée, en provenance d’un champ de patate qui serait la cause des écoulements. Et enfin, ce mardi, il y a eu à nouveau des coulées de boues. Les dégâts sont énormes. «Tout ce qui est électroménager est foutu, les meubles de la cuisine ont bien pris…»

Cependant, le pire pour Carole, c’est l’intervention des assurances et surtout de l’expert. «C’est la première personne qui me fait pleurer! Il minimise tout, il chipote aussi sur tout. Par exemple, la cuisine équipée a été touchée, on a sorti tous les électros, il remet en cause le fait qu’il s’agisse d’une cuisine équipée. Il estime aussi que les câbles électriques de la cave, pourtant restés sous eau, sont toujours récupérables. Il estime aussi que la pièce du milieu de la maison n’a pas été touchée. Alors qu’on a simplement bien nettoyé celle-ci. Comme si l’eau s’était abstenue d’aller juste dans cette pièce-là. Et puis, le jardin ne serait pas assuré car cela ne fait pas partie du bâtiment. C’est dur de faire face à une personne peu compréhensive, qui laisse penser qu’on l’aurait fait exprès…»

Plus de 100 personnes à remercier

Bref, Carole Leroy est en pleine estimation des biens dégradés et c’est vraiment compliqué. La première estimation lors du premier sinistre atteignait 13.000 euros.

Ce qui touche Carole, c’est la forte mobilisation. «J’ai noté 106 noms pour les remercier une fois que j’aurai du temps. Et j’ai encore 25 noms sur une liste, disponibles au cas où j’en ai encore besoin. C’est notre rayon de soleil, on nous apporte des repas, des sacs de sable, c’est grâce à cela que l’on tient. On a déjà évacué 30 tonnes de boue du jardin, grâce à des bras, à un fermier voisin avec son Manitou, et puis la commune est venue plusieurs fois nettoyer la route et déboucher les avaloirs.»


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