WELKENRAEDT

Un contrôle routier révèle un «dumping social» : 5 chauffeurs «dans une situation dramatique»

Un contrôle routier révèle un «dumping social» : 5 chauffeurs «dans une situation dramatique»

«Leurs véhicules, dans un état lamentable, collectionnaient les infractions», indique la CSC. ÉdA – 501506662958

Cinq chauffeurs se trouvaient «dans une situation dramatique» du côté d’Henri-Chapelle, informe la CSC Liège-Verviers-Ostbelgien

3 Suite à un contrôle de police sur la route ce lundi 12 juillet, à Henri-Chapelle sur la commune de Welkenraedt, «la situation dramatique dans laquelle se trouvent cinq chauffeurs biélorusses de camions appartenant à la société de transport lithuanienne UAB KAREDA a été révélée au grand jour», indique Isabelle Debroux, responsable communication à la CSC Liège-Verviers-Ostbelgien. «Leurs véhicules, dans un état lamentable, collectionnaient les infractions: pneus usés jusqu’à la corde, système AD Blue défectueux, problèmes au tachygraphe, etc. Quant aux malheureux chauffeurs, dont l’un d’entre eux vient de faire une crise cardiaque, ils étaient exploités de manière éhontée: ils n’avaient plus été payés depuis des mois, étaient sans le sou et travaillaient sans arrêt depuis 9 semaines en totale infraction avec les législations européennes sur le transport routier et le travail. UAB KAREDA n’a toujours pas répondu aux demandes des différents organismes de contrôle belge de rectifier la situation tant au niveau de leurs chauffeurs que de leurs véhicules. Leur principal commanditaire, la société autrichienne LKW Walter, a également été sommée de prendre ses responsabilités. Roberto PARRILLO, responsable du secteur transport et logistique de la CSC-Transcom et président de la section route de l’ETF, a veillé à ce que les chauffeurs soient décemment logés. Il entreprend actuellement les démarches nécessaires au niveau national et européen afin de dénoncer cet exemple sordide de dumping social moderne.»

À ce jour, l’entreprise Lituanienne KAREDA a versé la moitié des arriérés à deux des quatre chauffeurs. Les deux autres chauffeurs n’ont encore rien reçu. La CSC-Transcom a interpellé la société pour qu’elle verse le reste. «Ce matin, la société a téléphoné aux chauffeurs en disant que le reste des paiements se fera lors dès leur retour en Lituanie. Cependant, les chauffeurs savent qu’il s’agit d’un mensonge et attendent donc le reste des montants dû.»


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