CYCLISME

Tour de France: la spectatrice à l’origine d’une chute massive «présentée au parquet»

Tour de France: la spectatrice à l’origine d’une chute massive «présentée au parquet»

La spectatrice au panneau «Opi-Omi» a causé une chute monstre lors de la 1ère étape. -

La spectatrice soupçonnée d’être à l’origine samedi en Bretagne d’une chute massive dans le peloton du Tour de France, qui a fait plusieurs blessés parmi les coureurs, a été «présentée au parquet», a-t-on appris vendredi auprès des gendarmes.

Sa garde à vue a pris fin dans la matinée, a précisé à l’AFP le commandant du groupement de gendarmerie du Finistère, le colonel Nicolas Duvinage. Interrogé, le procureur de la République de Brest Camille Miansoni a simplement fait savoir à l’AFP qu’il communiquerait «sur les suites judiciaires de l’affaire» via un communiqué.

«La prévenue comparaîtra à l’audience du tribunal correctionnel de Brest du jeudi 14 octobre 2021 à 13h30», indique le procureur de la République de Brest Camille Miansoni dans un communiqué.

Samedi, lors de la première étape du Tour, une spectatrice qui agitait une pancarte en tournant le dos au sens de la course avait été percutée par le peloton, provoquant la chute de nombreux coureurs à 45 km de l’arrivée. Plusieurs cyclistes ont été blessés et ont dû abandonner l’épreuve à la suite de l’accident. Un appel à témoins avait été lancé dans la soirée pour la retrouver.

Il est important de garder la tête froide sur cette affaire.

La jeune femme, âgée de trente ans et résidant dans le Nord-Finistère, s’est rendue mercredi à la mi-journée à la gendarmerie de Landerneau, chargée de l’enquête. Cependant, les gendarmes l’avaient «formellement identifiée» le matin même et s’apprêtaient à aller l’interpeller au moment où elle s’est présentée.

Le commandant du groupement de gendarmerie du Finistère, le colonel Nicolas Duvinage a lancé de son côté lors de la conférence de presse un appel au calme sur les réseaux sociaux, évoquant des messages «frisant l’appel à la violence». «Il est important de garder la tête froide sur cette affaire», a-t-il estimé, évoquant «des fragilités personnelles» de la personne mise en cause.

Samedi, lors de la première étape du Tour, une spectatrice qui agitait une pancarte en tournant le dos au sens de la course avait été percutée par le peloton, provoquant la chute de nombreux coureurs à 45 km de l’arrivée. Plusieurs cyclistes ont été blessés et ont dû abandonner l’épreuve à la suite de l’accident. Un appel à témoins avait été lancé dans la soirée pour la retrouver.

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Sur la pancarte de la femme, vêtue d’un ciré jaune et portant une casquette verte, on pouvait lire «Allez opi-omi!», ce qui signifie en allemand «Allez papy-mamie!». Il s’agissait «d’un message affectueux à l’attention de ses grands-parents», a expliqué M. Miansoni, précisant que sa grand-mère était d’origine allemande.

Le Tour de France, qui avait porté plainte à son encontre, a finalement décidé jeudi de retirer sa plainte. «Cela a pris des proportions folles», a déclaré à l’AFP le directeur du Tour Christian Prudhomme. «Nous voulons apaiser les choses et surtout que le message passe auprès du public. Il s’agit de rappeler les mesures de précaution sur la route du Tour», a-t-il dit.

Une autre plainte a été déposée par l’association suisse Cyclistes professionnels associés, a précisé M. Miansoni. «Il y a toujours eu des imprudences de spectateurs pendant le Tour», a souligné auprès de l’AFP Joël Pelier, ancien coureur professionnel. «Dans tous les sports il y a des dangers et puis la particularité du cyclisme c’est que c’est un sport qui se pratique sur la voie publique», a ajouté celui qui a participé à quatre Tours de France entre 1985 et 1989. Depuis le début, le Tour a été marqué par plusieurs chutes spectaculaires.