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La coopérative Notre avenir franchit un nouveau cap

La coopérative Notre avenir franchit un nouveau cap

Le projet de coopérative rentre dans une nouvelle phase avec un passage de témoin et un nouveau CA. © EdA - Jacques Duchateau

La coopérative lancée par le personnel de «L’Avenir» en 2019 a dressé le bilan de ses activités jeudi. Elle s’est aussi dotée d’un nouveau CA.

«On va tourner la page. On va maintenant se projeter dans l’avenir.» La coopérative Notre avenir, fondée au plus fort du conflit social qui a agité les Éditions de l’Avenir en 2019, a tenu jeudi soir sa première assemblée générale. Une étape déterminante. Mais surtout l’occasion de dresser un premier bilan des activités de ces vingt derniers mois.

«On doit bien reconnaître qu’on n’a pas été particulièrement aidés par les conditions sanitaires qui n’ont pas facilité la mise en place de notre projet, tant dans la recherche de fonds qu’en matière de contacts avec nos coopérateurs», regrettait d’emblée Emmanuel Huet, administrateur de la coopérative.

Néanmoins, le projet avance et le contexte a évolué: «La reprise (par le groupe IPM) a changé la donne car on a intégré un groupe qui a une vision d’avenir, industrielle et économique […] même si on regrette de ne pas avoir été partie prenante dans les discussions lors de la reprise

Formellement, la coopérative n’a toujours pas intégré le capital d’EDA Presse. Les négociations sont toujours en cours (lire page 8) et elles se poursuivront avec du sang neuf autour de la table.

L’assemblée générale de jeudi soir a en effet accouché d’un nouveau conseil d’administration. Des cinq administrateurs sortants, quatre rempilent, un nouveau arrive et complète le quota du collège du personnel (5 places). Quatre nouveaux s’y ajouteront, représentant chacun les autres collèges: lecteurs, professionnels des médias, investisseurs privés et investisseurs publics. Ce CA sera représenté au conseil d’administration d’EDA Presse par Jean-Claude Fyon, ancien directeur de publication de Vers L’Avenir.

«C’est cette richesse que l’on veut fédérer»

«Il est important de pouvoir enfin mettre en place le nouveau mode de gouvernance prévu, avec de nouveaux administrateurs», a souligné Emmanuel Huet. Un CA plus « légitime car il représentera démocratiquement les 1 500 coopérateurs fidèles à leur journal» qui ont souscrit à la levée de fonds (470 000€ de promesses). «Chaque collège va représenter une sensibilité différente de la coopérative. C’est toute cette richesse que l’on veut fédérer», a ajouté Jean-Christophe Herminaire, également administrateur.

Car les défis ne manquent pas. En plus des négociations avec IPM, le nouveau CA devra animer la coopérative et entretenir les relations avec ses membres. Il devra aussi continuer à lever des fonds pour assurer le financement des 7,5% du capital d’EDA Presse. Cela pourrait se faire en diversifiant les activités ou via de nouvelles souscriptions auprès de citoyens ou organismes (communes, provinces, entreprises).

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