IXELLES

Inauguration d’une plaque commémorative en hommage au résistant Arnaud Fraiteur

Né à Ixelles le 23 mai 1924, Arnaud Fraiteur s’est engagé étudiant, en 1941, dans l’Armée des partisans.

Le Centre d’Action Laïque (CAL) a dévoilé jeudi après-midi, en partenariat avec Infrabel, la commune d’Ixelles, ainsi que les universités ULB et VUB, une plaque commémorative au nom du résistant Arnaud Fraiteur, devant le pont Fraiteur à Ixelles.

Des représentants des différentes entités engagées étaient présents, parmi lesquels le vice-recteur de la VUB (Vrije Universiteit Brussel) Jan Danckaert et le conseiller spécial à la politique institutionnelle de l’ULB (Université Libre de Bruxelles) Jean-Philippe Schreiber. Des discours ont été prononcés.

Contre l’extrême droite

«75 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’enjeu n’est pas de connaître le nom d’Arnaud Fraiteur uniquement pour le pont qui porte son nom et qui relie nos deux universités, mais surtout pour le souvenir d’une jeune qui a fait un choix, celui de la liberté face au barbarisme», a souligné le bourgmestre d’Ixelles Christos Doulkeridis. «Le travail de mémoire est fondamental», a déclaré Véronique De Keyser, présidente du CAL. «Le choix qu’a fait Arnaud Fraiteur pour la liberté, c’est aussi celui contre l’extrême droite. Et il est plus que jamais d’actualité. Ne minimisons ne pas les signaux de résurgence de l’extrême droite en Belgique mais aussi partout en Europe».

Né à Ixelles le 23 mai 1924, Arnaud Fraiteur s’est engagé étudiant, en 1941, dans l’Armée des partisans. Chargé de la lutte contre la collaboration intellectuelle, il fait partie du commando qui a éliminé en avril 1943 Paul Colin, le directeur et fondateur du «Nouveau Journal». Il a été arrêté sur dénonciation. Après avoir été torturé au fort de Breendonk, il a été exécuté par pendaison à l’âge de 19 ans.

«Cet endroit est emprunté quotidiennement par des centaines d’étudiants de la VUB et de l’ULB», a encore remarqué Véronique De Keyser. «Ce pont porte en lui toute une symbolique. (...) Nos espaces publics peuvent et doivent aussi devenir les supports des valeurs démocratiques de liberté, d’égalité et de solidarité».


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