JUDICIAIRE

Fort Chabrol à Ramillies: 7 ans de prison ferme pour l’ancien militaire

Fort Chabrol à Ramillies: 7 ans de prison ferme pour l’ancien militaire

A l’audience, la défense ne contestait que la prévention de tentative de parricide mais le jugement rendu jeudi estime qu’elle est établie. EdA

Les faits remontent au 20 janvier dernier: l’ancien militaire habitant à Ramillies a été condamné à sept ans de prison à la suite d’un fort Chabrol.

Le tribunal correctionnel du Brabant wallon a condamné jeudi Marc C., un ancien militaire habitant à Ramillies, à sept ans d’emprisonnement ferme et l’a privé de ses droits civils et politiques pour cinq ans. L’homme était poursuivi pour tentative de parricide, rébellion armée, menaces, détention d’armes et de munitions, ainsi que pour avoir détruit un drone de la police fédérale.

Les faits remontent au 20 janvier dernier, lorsqu’après une violence dispute avec son père, l’intéressé s’était retranché chez lui et avait tiré en direction des unités spéciales qui avaient été appelées en renfort.

Ancien militaire renvoyé par la Défense, Marc C. s’est ensuite engagé dans la Légion étrangère avant de revenir vivre chez ses parents, avec qui les tensions étaient fortes.

Le jour des faits, il s’est disputé avec son père pour un motif futile et a pris une arme pour tirer dans le plafond de l’habitation ainsi que dans une porte intérieure. Il a également serré son père à la gorge au point que celui-ci manquait d’air, et la mère du prévenu a dû intervenir pour le faire lâcher prise.

Suite à cette scène violence, la police locale a été appelée sur place. Les agents ont pu faire sortir les parents de Marc C. mais celui-ci s’est retranché avec ses armes à l’étage de la maison, occultant les fenêtres et avertissant que s’il voyait une «tête de policier», il l’exploserait. Il a précisé aussi qu’il était prêt pour l’intervention des unités spéciales.

Lorsque celles-ci sont effectivement intervenues, les discussions se sont avérées impossibles pour faire revenir le prévenu à la raison. Il a détruit un drone de la police fédérale en tirant dessus. Quand il a entendu une explosion le laissant penser que l’irruption des policiers fédéraux dans les lieux était imminente, il s’est glissé derrière son lit et a tiré à deux reprises - sans toucher personne - en direction de la porte de sa chambre.

A l’audience, la défense ne contestait que la prévention de tentative de parricide mais le jugement rendu jeudi estime qu’elle est établie. Pour fixer la hauteur de la peine, le tribunal a pris en compte l’extrême gravité des faits, l’utilisation par le prévenu de techniques militaires dangereuses, sa nature violente, son manque d’empathie et l’absence de remise en question dont il a fait preuve dans ses déclarations.


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