ATHLÉTISME - Course de montagne - Course de montagne

Première médaille nationale pour Renard

Première médaille nationale pour Renard

Arnaud Renard a encore prouvé que les dénivelés importants ne lui faisaient pas peur. Yves Bircic

Le Remicourtois a terminé deuxième de sa catégorie lors des championnats de Belgique de course de montagne organisés à Malmedy. Et dire que le parcours ne lui convenait pas vraiment!

La dernière fois que nous avions pris des nouvelles d’Arnaud Renard, il y a tout pile deux mois, il venait de s’imposer, sans la moindre contestation, sur le jogging virtuel des Boucles de l’Yerne. Le Remicourtois nous avait alors confié qu’il avait du mal à trouver la motivation pour aller dans le rouge puisque les courses en peloton étaient, à l’époque, encore interdites.

Depuis, les règles ont été assouplies et l’athlète de 35 ans semble avoir retrouvé la motivation puisqu’il s’est classé quatrième au général, et deuxième de sa catégorie, lors des championnats de Belgique de course de montagne. Une belle manière de lancer un été qui pourrait être très prolifique pour lui.

Arnaud, cela faisait dix mois que vous attendiez de pouvoir à nouveau épingler un dossard et prendre part à une compétition officielle. Comment vous sentiez-vous au moment de vous élancer, samedi en début d’après-midi?

Je partais un peu dans l’inconnu puisque ma dernière course officielle remontait au mois d’août 2020. Pour moi, il était vraiment temps de remettre un dossard, ne serait-ce que pour ma motivation. Vu qu’il fallait se pré-inscrire, j’avais pu étudier la liste des participants et j’avais comme objectif de terminer dans le Top 5.

Un objectif rempli puisque vous échouez au pied du podium. Mais cette place vous permet de remporter la médaille d’argent dans votre catégorie des plus de 35 ans.

C’est vrai! Ce n’était pas la première fois que je prenais part à ces championnats et j’ai égalé ma performance de 2019 avec cette quatrième place. Mais cette fois, elle me permet de décrocher ma première médaille nationale. Au vu des conditions, avec le coronavirus et les confinements, chaque médaille est bonne à prendre (sourire).

Vous ne terminez qu’à trente secondes de la troisième place toutes catégories confondues. Cela ne vous laisse pas un petit goût de trop peu?

En fait, Florent Caelen est très vite parti avec Pieter Berben (NDLR: vainqueur dans la catégorie des plus de 35 ans) que je ne connaissais pas. Moi, je suis resté avec Denis Trillet et Ludwig Lefebvre. Dans la deuxième montée, j’ai réussi à faire le trou. Mais il fallait ensuite redescendre et j’ai perdu toute mon avance. Je me suis même retrouvé cinquième après la première boucle. Finalement, j’ai su rattraper Ludwig Lefebvre, qui a eu un coup de chaud, et même Denis Trillet, mais il a refait la différence dans une descente. Oui, ça me laisse donc un petit goût amer car, sans les descentes, je pense que j’aurais pu revendiquer la troisième place.

Qu’est-ce qui fait que vous êtes tant que ça en difficulté dans les descentes?

Je dois bien avouer que je ne descends vraiment pas bien. En fait, je n’arrive pas à me laisser aller, je tape beaucoup au niveau des cuisses. Et forcément, ça tire quand je dois repartir sur le plat ou dans une montée. C’est comme si, en vélo, j’étais à fond sur les freins dans les virages. Je suis sans doute un peu trop prudent. Je sais que je dois moins me contracter. Peut-être qu’un déclic doit s’opérer dans ma tête.

Une mauvaise nouvelle vous est parvenue la semaine dernière puisque le semi-marathon du Ventoux, une course que vous aviez remportée en 2019, est de nouveau annulé. Comment allez-vous organiser votre été du coup?

Pour compenser, j’aurais pu aller sur une autre course organisée le même jour, le 25 juillet, toujours en France. Mais les conditions sont tellement strictes que je ne pense pas faire le déplacement finalement. Le 31 juillet ont lieu les championnats de Belgique de kilomètre vertical, à Stoumont. Cela devrait bien me convenir, mais il y a souvent du beau monde. Je pense donc y viser un Top 5. Enfin, je pense que je vais retourner dans les Vosges à la fin du mois d’août afin de participer aux Crêtes Vosgiennes le 22 août. Une semaine plus tard, il y a la montée du Grand Ballon d’Alsace soit 14 kilomètres de montée par les sentiers. Comme il n’y a pas de descentes, cela devrait me convenir (rires).


Nos dernières videos