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MÉTÉO

Après un mois de juin presque record, l’été devrait être «moins chaud» que ces quatre dernières années

Après un mois de juin presque record, l’été devrait être «moins chaud» que ces quatre dernières années

Il devrait faire chaud en juillet et août, mais pas autant que lors des quatre derniers étés. EdA

Malgré la chute des températures ces deux derniers jours, ce mois de juin devrait être l’un des plus chauds de l’histoire. Avant un été moins caniculaire que ces quatre dernières années? On fait le point avec un météorologue de l’IRM.

Des températures estivales fin mars, de la neige début avril et de la pluie pour la réouverture de l’horeca: la météo de cette année 2021 joue au yo-yo. Une impression renforcée par ce mois de juin débuté sous une chaleur suffocante avant de violents orages, une tornade dévastatrice à Beauraing et une baisse drastique des témpératures.

«Actuellement, on fait face à une masse d’air plus fraîche, temporairement instable et les températures ont chuté de 10 à 15 degrés localement. Le contraste avec le reste du mois de juin peut interpeller mais sur l’ensemble, ce mois est loin d’être exécrable. Au contraire!», explique Pascal Mormal, météorologue à l’Institut royal météorologique.

Une grosse probabilité d’avoir un retour du soleil et des températures au-dessus des moyennes de saison la semaine prochaine.

Dans les prochains jours, la masse d’air sera plus stable, ce qui devrait limiter le risque de gros orages et faire remonter les températures. Une perturbation accompagnée d’orages moins violents pourrait toutefois encore toucher notre pays ce week-end. «C’est compliqué de faire des prévisions au vu de la complexité météorologique actuelle mais il y a quand même une grosse probabilité d’avoir un retour du soleil et des températures au-dessus des moyennes de saison la semaine prochaine», précise-t-il.

Juin 2021: dans le top 5 des mois de juin les plus chauds?

Et si les prévisions voient juste, ce mois devrait entrer dans l’histoire. Un rapide coup d’œil aux statistiques permet de se rendre compte du caractère exceptionnel de ce mois de juin. Du 1er au 22 juin, la température moyenne atteint les 19,3 degrés. Un chiffre qui le place ex aequo avec les deux valeurs les plus chaudes de l’histoire: 1976 et 2003.

«On est dans un mois de juin extrêmement chaud avec plus d’ensoleillement que d’habitude. Il devrait se terminer autour de 18,7 degrés de moyenne alors que, normalement, la moyenne pour juin est de 16,7 degrés. Même si le critère nécessaire pour parler d’une vague de chaleur n’a pas été rempli au niveau national, on devrait se situer dans le top 5 des mois de juin les plus chauds depuis le début des relevés», note le météorologue.

Cet été, il fera plus chaud que la moyenne mais moins que les quatre derniers étés, qui font partie des 12 les plus chauds de l’histoire.

Mais à l’heure où les étudiants en finissent avec leurs examens et où les écoliers s’apprêtent à quitter les bancs de l’école, qu’en sera-t-il de la météo pour les «grandes vacances»? Selon l’IRM, la belle saison s’annonce chaude, mais beaucoup moins que ces quatre dernières années.

«On prévoit une anomalie positive de 0,7 degrés alors que celle-ci était d’environ deux degrés lors des étés précédents, notamment en 2018. Il fera donc plus chaud que la moyenne mais moins que les quatre derniers étés, qui font partie des 12 les plus chauds de l’histoire. Juillet devrait être assez chaud, tandis que le mois d’août devrait être plus incertain et orageux.»

Un léger excès de précipitations en 2021 mais «rien d’exceptionnel»

Après des mois de janvier et de mai déjà très pluvieux, les Belges ont à nouveau ressorti leur parapluie pour faire face aux fortes précipitations des derniers jours. Mais sommes-nous pour autant dans une année anormale?

«On se trouve dans un léger excès pluviométrique pour les six premiers mois de l’année. On a observé 425 millimètres de précipitations depuis janvier, contre 363 mm en moyenne.»

«Rien d’exceptionnel» pour Pascal Mormal, qui tient à rappeler que la Belgique sort de quatre années systématiquement déficitaires en précipitations, avec des étés très secs. «Cette abondance de pluie est donc une bonne nouvelle pour la nature et les agriculteurs», conclut-il.

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