EURO 2020

Thomas Meunier avant les huitièmes: «Il y a une pression et une excitation positive»

Thomas Meunier avant les huitièmes: «Il y a une pression et une excitation positive»

- BELGA

Le Diable Rouge s’est confié quatre jours avant le huitième de finale que les Diables Rouges doivent jouer dimanche soir à Séville.

Thomas Meunier, réserviste contre la Finlande, est monté mercredi sur la pelouse du centre national de football avant de se présenter devant la presse, quatre jours avant le huitième de finale que les Diables Rouges doivent jouer dimanche soir à Séville (21h00).

«Je me sens bien, il y a une pression et une excitation positive. Le premier tour s’est très bien passé, ça nous aide mentalement à aborder le futur. C’est désormais la mort subite, on va tout donner, en espérant qu’il nous reste quatre matches», a déclaré le latéral droit de Dortmund.

«Qu’importe l’adversaire, il faut garder notre ligne de conduite»

Les Diables Rouges apprendront ce mercredi, peu avant 23 heures, l’identité de leur adversaire en huitièmes de finale, prévu dimanche à Séville. «Il n’y a de toute façon pas de petite équipe, le niveau de cet Euro est plus relevé que celui de la Coupe du monde», a assuré Thomas Meunier en conférence de presse.

Interrogé sur la possibilité d’affronter la France, un cas probable si les Bleus venaient à s’incliner devant le Portugal, Meunier a avancé que la Belgique était prête. «L’adversaire ne change rien. Nous devons conserver notre ligne de conduite et notre concentration avant d’affronter n’importe quel adversaire», a dit le latéral droit du Borussia Dortmund.

L’ancien joueur du Club Bruges et du Paris Saint-Germain estime qu’il est impossible de prédire le futur vainqueur de cet Euro. «L’Italie me plait énormément, comme les Pays-Bas avec un très bon Memphis Depay galvanisé par son transfert (au FC Barcelone, ndlr)», a détaillé Meunier. «Il y a aussi l’Allemagne, la France, le Portugal et l’Espagne, qui manque un peu de réussite pour l’instant.»

Le natif de Sainte-Ode a aussi évoqué l’évolution de l’équipe nationale depuis le Mondial 2018. «Nous avons une équipe capable de s’adapter à différentes situations. Même contre la Finlande et son bloc bas, nous sommes parvenus à mettre deux buts. C’est difficile de dire que nous jouons mieux ou moins bien qu’en 2018.»

Pensionnaire du Paris Saint-Germain pendant quatre ans, Meunier avoue facilement taquiner ses connaissances françaises avant une probable revanche de la demi-finale du Mondial 2018. «Qui aime bien châtie bien. J’ai passé de très belles années à Paris. Cela me plait de les chercher un petit peu. Ils sont sensibles et nous aussi. Tout le monde joue le jeu à 100 pour cent mais ça reste de la camaraderie pure. C’est simplement un match de football. Que le meilleur gagne.»

 

Thomas Meunier impressionné par l’homogénéité du groupe belge

Thomas Meunier a loué les qualités du groupe noir-jaune-rouge à quatre jours du huitième de finale de l’Euro. «Le sélectionneur a fait beaucoup de changements (8, ndlr) contre la Finlande mais ça n’a rien changé. C’est important de voir les remplaçants pouvoir faire jeu égal avec les titulaires», a lancé le latéral droit du Borussia Dortmund.

«Leandro Trossard a fait le job à un poste auquel il n’avait jamais joué», a détaillé Meunier, qui estime que les Diables «sont aussi sereins qu’à la Coupe du monde 2018». «Il ne faut pas calculer, il fallait être les premiers du groupe, enchaîner et ne pas prendre de buts. On est super efficaces devant le but, on ne rate pas beaucoup d’occasions. Tout le monde se sent super bien et les joueurs de retour (Eden Hazard, Kevin De Bruyne et Axel Witsel, ndlr) apportent un réel plus.»

Si les Diables Rouges ne connaissent pas encore leur adversaire dimanche à Séville, Meunier estime que l’équipe «est totalement prête à affronter n’importe quelle équipe avec enthousiasme».

L’identité de l’opposant belge sera connu ce mercredi soir à l’issue de la phase de groupes. «On va regarder les matches ce soir, en tapant la carte ensemble avec un café ou un jus d’orange. Le groupe est super soudé, c’est vraiment hyper intéressant. Personne ne reste isolé dans sa chambre. La fédération a vraiment bien organisé ça, en mettant en place différents moyens d’interaction.»

 

 

«Les idées moyenâgeuses ont fait leur temps»

Un brassard aux couleurs de l’arc-en-ciel se trouvait aux côtés de Thomas Meunier mercredi en conférence de presse. Logiquement interrogé sur le sujet, le Diable Rouge a été l’auteur d’une sortie dont il a le secret. «Nous sommes au 21e siècle, les idées moyenâgeuses ont fait leur temps. Il faut accepter les gens comme ils sont, c’est vraiment regrettable ce qu’il se passe», a dit le latéral droit.

«Du côté des personnes décisionnaires, certains ont des œillères. Ce n’est pas afficher une pancarte «no to racism (non au racisme, ndlr)» sur les bords des terrains qui va changer. Il faut agir. Je pense que beaucoup ont peur de se mouiller. Pour moi, il est nécessaire de changer les choses. Tout le monde a le droit d’avoir ses idées, ses envies. Et il faut les respecter», a ajouté Meunier en critiquant en filigranes l’UEFA.

La semaine dernière, le Parlement hongrois a adopté une loi interdisant la promotion de l’homosexualité et le changement de sexe chez les jeunes en dessous de 18 ans. La ville de Munich voulait illuminer l’extérieur du stade pour protester contre cette loi controversée.

Après avoir introduit une demande auprès de l’UEFA, les autorités munichoises ont essuyé un refus. «De par ses statuts, l’UEFA est une organisation politiquement et religieusement neutre. Étant donné le contexte politique de cette demande - un message visant une décision prise par le Parlement national hongrois -, l’UEFA doit refuser cette requête», s’est défendu l’instance.

Meunier a aussi évoqué l’homosexualité, un sujet qui reste délicat chez les footballeurs professionnels selon le Bastognard. «Le problème ce sont les mentalités. Je pense qu’elles ne sont pas prêtes. Je déconseille aux joueurs actuels de faire leur coming-out. Je connais des mecs qui seraient incapables de côtoyer un homosexuel dans leur groupe.»

Dimanche à Séville, le capitaine belge devrait vraisemblablement porter un brassard aux couleurs de l’arc-en-ciel.

 

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