VIDÉO | Institut Saint-Louis : retrouver un projet commun qui a du sens !

Les élèves de l’institut Saint-Louis à Namur multiplient les actions envers des personnes âgées et des jeunes en maisons d’accueil.

«Avec les cours à distance, je me suis sentie fort seule. Le fait d’être utile mais aussi de faire ce projet en groupe m’a fait du bien», confie Magali. Lorsque nous rencontrons la classe de 4 année secondaire (la classe G) de l’institut Saint-Louis, en ce début du mois de juin, les 25 élèves sont fiers de raconter leur expérience et d’avoir pu mener leur projet, malgré les restrictions sanitaires.

Ils ont immédiatement embrayé avec enthousiasme lorsque leur professeur de français et de religion, Gilles Mignolet, leur a proposé de plancher sur la mise en place d’un projet dans le cadre de Générations solidaires. Dès février, les élèves ont défini plusieurs groupes cibles: jeunes hébergés en maisons d’accueil, éloignés de leurs familles, résidents de maisons de repos, femmes victimes de violences…

Une fois les pistes d’action mises sur la table, les élèves ont eux-mêmes contacté des services compétents pour confronter leurs propositions aux besoins réels.

Confronter les idées aux besoins du terrain

Un partenariat avec Oxybulle a démarré. Cette association composée de bénévoles collabore avec huit maisons d’accueil de la province de Namur et propose des activités aux 115 enfants qui y sont hébergés. « Nous avions imaginé récolter des jouets, des livres, des déguisements mais aussi organiser des jeux, une chasse aux œufs, des veillées, des constructions de cabanes», expliquent Lou et Romane. Finalement, étant donné le contexte sanitaire, il a été décidé de commencer par une première journée de jeux animée par les élèves de Saint-Louis, qui seront volontaires, un dimanche de septembre.

En parallèle, Emma et ses amis de 4e année ont contacté plusieurs maisons de repos namuroises pour leur proposer d’autres initiatives. «Nous espérons pouvoir aller rencontrer les personnes âgées dans les maisons de repos dès que possible pour des lectures, un concert… Plusieurs de la classe sont musiciens et sont prêts à bouger!», explique Emma. Les élèves ont reçu un accueil enthousiaste de plusieurs maisons de repos et pu agir concrètement. «En mai, notre classe a confectionné 250 biscuits pour les résidents et pour le personnel. C’était important de ne pas oublier le personnel! Nous avons aussi expliqué notre projet à l’école primaire de Saint-Louis. Trois classes ont préparé des cartes et des dessins pour les seniors.» Les résidents du home La Closière à Saint-Servais ont apprécié et préparé pour les enfants de primaire des bracelets confectionnés de leurs mains.

La classe va donc poursuivre ses actions. «Ce projet nous a appris à être plus autonomes», sourit, Johanna. «Et puis même des petites choses peuvent vraiment faire plaisir!», concluent en riant, Lou et Romane.

Passer aux gestes concrets

«En inscrivant ma classe de 4G dans le projet Générations solidaires, je souhaitais inciter mes élèves à être des acteurs de leur époque et pas seulement des spectateurs, explique Gilles Mignolet, enseignant à l’institut Saint-Louis de Namur. Mon objectif était de favoriser le travail en équipe, l’apprentissage de la prise d’initiatives et de l’autonomisation. Les élèves ont imaginé plusieurs projets concrets et réalistes visant à aider les personnes âgées souffrant de solitude ou les jeunes placés dans des institutions. Ils ont ainsi pu mettre en pratique les notions d’empathie et d’altruisme, souvent abordées au cours!»

isln.be


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