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SOLIDARITÉ

Walid à propos des 100 km de Cap48: «Ce qui est motivant, c’est de se lancer des défis en famille»

Walid à propos des 100 km de Cap48: «Ce qui est motivant, c’est de se lancer des défis en famille»

L’an dernier, 450 participants s’étaient inscrits, et ils ont récolté 235 467,70€. -Nicolas Lobet

Cap48 ouvre ce mardi les inscriptions pour son défi des 100 km. C’est accessible à tous, car vous avez 21 jours pour accomplir la distance.

C’est parti pour 100 km! Ce mardi, Cap 48, l’opération de solidarité de la RTBF en faveur des personnes atteintes d’un handicap, lance officiellement les inscriptions pour la marche des 100 km de l’opération. Comme l’an dernier, ce sont Daniela Prepeliuc et Walid qui en sont les parrains. «L’opération a dû se réinventer l’an dernier à cause de la pandémie, explique l’animateur de C’est presque sérieux sur La Première. Elle passe désormais par une application. Cette évolution va à la rencontre d’une demande du public, qui était de plus en plus nombreux à vouloir nous rejoindre sur la route, ce qui n’était pas possible pour des raisons d’assurance.»

Le fonctionnement est simple: vous vous inscrivez sur la page de la marche des 100 km de Cap 48, vous vous faites parrainer (minimum 200€), vous téléchargez l’application afin de compter vos kilomètres parcourust entre le 27 septembre et le 17 octobre, et le tour est joué! Vous avez 21 jours pour faire les 100 km.

«Pas que pour des sportifs»

 

«Ce qui est bien avec ce système, c’est que vous pouvez faire d’une pierre deux coups lorsque vous allez faire vos courses, par exemple. Tous les pas sont comptés. Cela ne s’adresse donc pas seulement qu’à des sportifs. Et cela donne vraiment envie de performer», raconte Walid, qui avoue avoir été victime d’une certaine distraction en 2020. «Je suis à la fois un fainéant et un sportif… Il faut que je me lance. Et donc, l’an dernier, je me suis lancé un peu tard. J’avais complètement oublié de connecter l’application. Donc, j’ai fait 50 km le samedi et 50 km le dimanche. Je suis arrivé sur le plateau de l’émission complètement sur les genoux.»

Walid le promet: il ne commettra pas deux fois la même erreur. «Je me suis remis à faire du sport de façon assez intensive et je vais mieux ventiler ces 100 km et peut-être aller plus loin.»

Pour motiver les troupes, les organisateurs ont pensé à tout, puisque des défis bonus permettront d’engranger des kilomètres supplémentaires.

Si l’objectif de la marche est de financer la recherche médicale contre la polyarthrite, c’est toute la cause de Cap 48 que Walid soutient. «On ne se rend pas toujours bien compte des difficultés que les personnes porteuses d’un handicap peuvent vivre au quotidien. L’opération permet de mettre en lumière des associations qui viennent en aide à ces personnes au quotidien et cela me tient à cœur.»

Père de quatre garçons, l’animateur de La Première espère motiver le plus grand qui a 15 ans à participer au challenge. «Il les fera sans doute plus vite que moi, rit-il. Mais c’est ça qui est motivant, c’est de se lancer des défis en famille. Cela permet de partager des moments.»

Infos et inscriptions sur www.cap48.be. Retrouvez sur le web le témoignage d’Anne-Sophie Charlier, participante de l’an dernier.

 

Anne Sophie et Françoise, plus grosses contributrices en 2020: «On a eu plein de surprises durant tout le trajet»

Walid à propos des 100 km de Cap48: «Ce qui est motivant, c’est de se lancer des défis en famille»
Anne-Sophie et Françoise. D.R.
Anne-Sophie Charlier, de Hamois, en province ce Namur, fait partie des 400 personnes qui ont déjà participé aux 100 km de Cap48 l’an dernier. «C’est Françoise, une amie, qui m’a proposé de le faire, peu avant la clôture des inscriptions. Comme c’était en faveur de la recherche pour la polyarthrite, j’ai été encore plus motivée. Nous avons donc fait les 100 km, mais nous avions organisé une journée spéciale où l’on a marché 45 km. Nos proches et ceux qui nous parrainaient étaient au courant de notre itinéraire. On a eu plein de surprises durant tout le trajet. Ma cousine est venue marcher, ma maman est venue au ravitaillement de midi, les collègues de mon amie sont venus en bord de route et on a terminé le parcours à la maison avec plein de gens… Cela a été un chouette événement.»

Anne-Sophie l’avoue, auparavant, elle n’était pas vraiment consciente de l’importance de participer à ce genre d’opération. «Mais ma fille est atteinte par la polyarthrite. On l’a appris voici deux ans. Elle avait des douleurs dans les hanches, dans ses jambes… Nous sommes allés voir un rhumatologue et puis quinze jours plus tard, elle a fait une grosse crise. Et donc, sans attendre le résultat des examens, le diagnostic était clair, c’était bien la polyarthrite.»

Anne-Sophie Charlier a décidé de ne pas baisser les bras. «Quand on est parent, on se sent impuissant face à la maladie. La chance que ma fille a, c’est que la détection s’est faite assez tôt et qu’elle est entourée par une équipe formidable. Et après un an, on a trouvé le traitement qui a fonctionné. Elle vit une vie quasi normale. Elle a même remporté le cross communal l’an dernier!»

Walid à propos des 100 km de Cap48: «Ce qui est motivant, c’est de se lancer des défis en famille»
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Tout ça a décuplé la motivation des deux amies pour participer aux 100 km. Avec à la clé une belle somme récoltée. «Nous avons été les plus grandes contributrices! Nous avons récolté plus de 5 000 euros.» De quoi les motiver à se relancer cette année-ci dans le challenge. «Nous allons refaire une journée spéciale, avec un parcours de 55 km cette fois. L’an dernier, nous avions imaginé un logo avec le slogan We can do it! Cette année, avec ma fille, on va le peindre sur une grande toile et faire une vente aux enchères. On va essayer d’atteindre les 6 000€. En espérant que les conditions Covid le permettent.»

 

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