VIDÉO | Les écoles du week-end de Tada offre de meilleures perspectives d'avenir

L’ASBL bilingue TADA implique le citoyen et le monde de l’entreprise dans l’émancipation des jeunes issus de quartiers défavorisés de Bruxelles.

Quels seront les lauréats de Générations solidaires ?

Cette semaine, vous allez découvrir les 10 associations nominées dans le cadre de l’opération Générations solidaires, initiée par L’Avenir, en collaboration avec la Fondation Roi Baudouin. Il s’agit de mettre en lumière des citoyens qui mettent en place des projets solidaires, inspirants et exemplaires !

Ces 10 associations ont participé à la 5e édition de notre appel à projets qui a connu une magnifique participation avec 134 dossiers de candidature reçus.

Le jury indépendant mis en place avec la Fondation Roi Baudouin a désigné les 10 nominés et les 5 écoles. Ceux-ci seront mis à l’honneur lors de la remise des prix le 24 juin à Namur. Les 3 associations lauréates (parmi les 10 nominés) et les 5 écoles recevront leurs prix. Découvrez ces 15 projets citoyens dans le supplément rédactionnel consacré à Générations solidaires, ce jeudi 24 juin dans L’Avenir.

www.generations-solidaires.be

« TADA m’a ouvert plein de portes. J’ai appris à me découvrir, à m’exprimer en public, à avoir davantage confiance en moi», confie Natalia. Cette jeune Anderlechtoise de 16 ans travaille comme étudiante jobiste pour TADA après avoir bénéficié d’une école du week-end. Cette école atypique fonctionne grâce à des intervenants adultes qui ont réalisé leurs rêves professionnels. Ceux-ci partagent leur expérience avec des jeunes qui, a priori, ont moins de chance «d’y arriver».

En arrivant dans l’école du week-end, les enfants s’engagent sur une base volontaire, à participer, tous les samedis, pendant trois ans, à des ateliers sur des métiers animés par des professionnels passionnés (juges, médecins, chimistes…). «En outillant les enfants dès l’âge de 10 ans, nous souhaitons lutter contre le manque de motivation, le décrochage scolaire», explique Kathleen Mentrop, du réseau TADA. C’est que la situation à Bruxelles est préoccupante: un jeune sur quatre naît dans la précarité. Une étude le démontre: les jeunes ont, à l’âge de 15 ans, cumulé trois ans de retard et risquent d’arrêter l’école.

Donner l’exemple

«Je le répète aux enfants qui arrivent chez nous. Vous rentrez dans une famille et on ne vous lâchera pas, sourit Alexia Feldheim, coordinatrice pédagogique. Nous impliquons les jeunes et les familles en allant les rencontrer chez elles.» Dès l’âge de 14 ans, après trois ans à l’école du week-end de TADA, les jeunes rejoignent le réseau Alumni for Life. Ils bénéficient alors, sur demande, d’un coaching assuré par des bénévoles, de l’accès à l’école des devoirs, de l’aide pour obtenir des stages et décrocher leur diplôme.

15% d’entre eux prennent un rôle actif dans l’école du week-end en venant tous les samedis montrer l’exemple et aider les classes. La méthode développée par TADA a fait ses preuves depuis huit ans: seuls 0,2% des jeunes ont quitté l’école prématurément.

Via ses cinq écoles du week-end dans quatre communes (Anderlecht, Molenbeek, Saint-Josse et Schaerbeek) et son réseau Alumni, TADA organise des activités pour plus de 1 300 jeunes avec 2 000 bénévoles de tous les secteurs professionnels.

 

Outiller les enfants pour lutter contre la démotivation et le dérochage scolaire.

 

Dans les locaux de l’institut Notre-Dame d’Anderlecht prêtés à TADA le week-end, Marwa, 16 ans, veille sur un groupe d’enfants. «J’ai découvert des métiers que je n’imaginais même pas. C’est en allant visiter l’hôpital Saint-Luc que j’ai su que je voulais devenir médecin. Maintenant, je suis en option sciences fortes et je suis devenue moi aussi bénévole chez TADA.» Et les animatrices de conclure: «Le futur est prometteur. La toute première génération de jeunes de TADA a obtenu le diplôme de fin d’études secondaires, Ils ont commencé des études supérieures ou un premier projet professionnel.»

 

Besoin de passionnés pour partager leurs métiers!

TADA met ses élèves en contact avec des professionnels de secteurs très variés. Les jeunes reçoivent ainsi, le samedi, des stimuli nouveaux et inédits. Ils sont encouragés à découvrir toutes les facettes de la société. TADA se repose donc sur ces intervenants bénévoles engagés qui se comptent déjà par milliers. L’ASBL recherche sans cesse de nouveaux intervenants prêts à consacrer quelques heures un samedi. Mais aussi des bénévoles pour donner un coup de main lors des activités, offrir un soutien logistique, apporter une aide aux devoirs.

Non seulement les jeunes en bénéficient, mais neuf volontaires sur dix sont prêts à participer à nouveau!

Sans cours réguliers à l’école, de nombreux jeunes vulnérables ont souffert d’un énorme désavantage en matière d’apprentissage. TADA met donc les bouchées doubles pour les soutenir!

www.tada.brussels


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