ELLEZELLES

En sursis, l'école des Collines à Ellezelles garde espoir

Il manque quatre élèves pour que l’école de la Fédération Wallonie-Bruxelles puisse continuer à exister et bien plus…

Nichée derrière l’église d’Ellezelles, la petite école de la Fédération Wallonnie-Bruxelles bénéficie d’un environnement d’exception et d’une équipe pédagogique soudée et dynamique. Malgré cela, au fil des ans, la population scolaire n’a cessé de diminuer; au point de mettre l’école en danger.

«Quand j’ai commencé à enseigner ici, il y a 20 ans, il y avait trois classes en maternelles et cinq en primaires», se souvient Madame Murielle, institutrice pour les classes de 4-5-6e primaire. «Cette année, nous n’avons plus que trois classes: une maternelle et deux primaires.»

Et l’avenir n’est pas plus rose. «L’an prochain, on risque de devoir regrouper toutes les années primaires en seule classe», déplore Damien Rubay, le directeur. «Pour pouvoir reconduire l’organisation actuelle, il nous manque quatre inscrits. Ce que nous craignons c’est que le risque de classe unique pousse des parents à changer leur(s) enfant(s) d’école.»

Ce qui serait catastrophique. Pour les enseignants, mais surtout pour les enfants qui s’épanouissent pleinement dans cette petite école familiale. «Ils sont bien ici. Le cadre est magnifique, les classes lumineuses, l’accueil et l’apprentissage adapté à chacun. Trois classes en une, ce n’est pas évident pour nous, mais très enrichissant pour les enfants», explique Mme Vinciane en charge des classes de 1re, 2e et 3e primaires. Et Mme Murielle d’ajouter: «Cela donne l’occasion à chaque enfant de progresser à son rythme. Les petites classes permettent un enseignement plus personnalisé et pour certains, c’est très rassurant.»

Malgré la situation compliquée, l’équipe pédagogique, soutenue par quelques parents, ne baisse pas les bras. «Nous ne laissons pas tomber notre implantation d’Ellezelles et nous voulons même y investir», explique M. Damien, le directeur. «Nous comptons donc y installer deux tableaux blancs interactifs pour la rentrée prochaine.»

En parallèle aux apprentissages, de nombreux projets sont aussi menés, notamment dans le domaine de l’environnement. Ainsi, un verger a été planté et une mare créée. «Les repas de la cantine sont cuisinés sur place, avec des produits principalement locaux et nous participons, par exemple, à l’école du dehors. Nous avons également mis en place le tri sélectif et végétalisé la cour de récréation grâce au projet “Ose le Vert”. Et l’an prochain, nous aimerions nous ouvrir encore plus sur le développement durable en nous inscrivant dans le projet “Ecoschools Wallonie” dont nous espérons obtenir le label.»

Les projets ne manquent donc pas; les élèves si. Quelques inscriptions pourraient bien faire pencher la balance et empêcher que cette dynamique prenne fin.


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