BRAINE-LE-COMTE

En protocole Covid, il ne pleut plus de la bière au Hazard Village

En protocole Covid, il ne pleut plus de la bière au Hazard Village

Le Hazard Village version Covid est sorti de sa torpeur en seconde mi-temps. Ugo PETROPOULOS

Cette année encore, Braine-le-Comte organise son Hazard Village, adapté aux mesures sanitaires. Au détriment de l’ambiance?

À Braine-le-Comte, on se plait à rappeler que la fratrie Hazard a fait ses débuts footballistiques au club local. A chaque grand tournoi, la commune met en place un «Hazard Village» sur le Champ de Lune pour permettre aux fans de fêter ensemble les exploits des Diables rouges.

Mais cette année, le contexte est différent: seules 400 personnes peuvent assister à la rencontre et celles-ci sont assises par groupe de 4 autour d’une table. Interdiction également de se lever pour aller chercher à boire ou à manger, le service se fait à table, comme au restaurant. «Nous suivons les mêmes protocoles que l’Horeca», explique Laurence Deramaix, directrice de Braine O Sport, qui organise l’évènement.

Maxime Daye, bourgmestre et initiateur du Hazard Village, n’a pas été découragé par ces mesures.

«À partir du moment où le gouvernement fédéral nous a laissé une opportunité, nous avons décidé de la saisir. Même si ça n’a pas été simple à mettre en place et que ça a alourdi l’organisation. Nous avons dû mettre en place un système de réservation, adapter le service…»

En protocole Covid, il ne pleut plus de la bière au Hazard Village
Une ambiance pas vraiment festive en première mi-temps. Ugo PETROPOULOS

L’ambiance à l’écran, la torpeur devant

Et pour l’ambiance? Pas trop plombée? «Il y a une bonne ambiance, bon enfant. Nous n’avons pas eu de débordements lors du premier match, les gens respectent globalement les règles. Même si, quand on marque un goal, on ne peut pas empêcher les gens de se lever.» Ce qu’on a pu observer dès la deuxième minute, lors du but… danois, certains n’ayant manifestement pas saisi que les Belges jouaient en blanc.

«Ce n’est clairement pas la même ambiance que d’habitude», estime de son côté Gaëtan, d’Écaussinnes, qui visite le «Hazard Village» à chaque grand tournoi. «Je ne dis pas que c’est moins bien, mais c’est effectivement différent, c’est plus posé cette année.»

Et durant la première mi-temps de Danemark Belgique avec des Diables à côté de leurs pompes, c’était clairement plat, les trompettes des supporters restant muettes face à la fureur danoise qui hypnotisait tant les joueurs que les supporters.

Une obligation morale de célébrer les Hazard

Heureusement la seconde mi-temps a sonné le réveil des joueurs et le Hazard Village est sorti de sa torpeur, faisant lever les supporters à deux reprises. Si ceux-ci sont repartis joyeux, le sourire aux lèvres, on était loin des scènes de liesse des autres éditions.

«Ça n’a rien à voir. Les autres fois, il pleuvait de la bière sur une marée humaine de 2 500 à 5 000 personnes», compare Laurence Deramaix. «Mais étant la commune des Hazard, ayant les droits d’utilisation de leur image, on était obligé de mettre quelque chose en place. C’est un moment important dans la vie locale brainoise.»

En protocole Covid, il ne pleut plus de la bière au Hazard Village
Ugo PETROPOULOS

En protocole Covid, il ne pleut plus de la bière au Hazard Village
Ugo PETROPOULOS

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