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«Un implant dans mon cerveau», trafic de tracteurs volés, bourgmestre sous protection… ces étonnantes histoires judiciaires

«Un implant dans mon cerveau», trafic de tracteurs volés, bourgmestre sous protection… ces étonnantes histoires judiciaires

EdA

Il n’est pas dans la même réalité que la nôtre mais l’homme s’exprime très bien. Y compris lorsqu’il raconte que son beau-père lui a mis un implant dans le cerveau; Trois frères sont accusés d’avoir mis en place une organisation criminelle basée sur le vol et le recel de tracteurs et autres engins agricoles… histoires judiciaires surprenantes survenues cette semaine en Wallonie.

Conflit de voisinage, vol, infraction au code de la route, agression, autant de motifs de se retrouver face au tribunal. S’il existe une multitude d’alternatives pour l’éviter, force est de constater que nos tribunaux sont pleins. Face à ces hommes et ces femmes pris en défaut: un juge. À lui de juger les arguments de chacun pour ensuite opter pour la compréhension, le sermon et parfois la punition.

L’Avenir vous invite à découvrir ces petites scènes insolites de vos tribunaux mais aussi des tranches de vie.

1.«On m’a mis un implant pour pirater mon cerveau»

C’est un homme qui présente bien, qui s’exprime tout aussi bien. Même dans ses «délires», il y a une certaine cohérence. Sa réalité n’est clairement pas la nôtre mais il ne cherche même plus à convaincre, las de ne pas être entendu. «On dit que je suis fou, d’accord. Je ne veux même plus me défendre, je ne veux plus parler de tout ça à part devant vous parce que j’y suis bien obligé. J’accepterai de toute façon le jugement et je ferai ce qu’on me dira», explique-t-il calmement au juge.

Le prévenu reproche à son ex-beau-père de lui avoir «fait mettre un implant cochléaire ainsi qu’un implant oculaire». Pour le contrôler à distance

+LIRE LE COMPTE-RENDU: « Pour faire changer mon comportement: j’ai été embarqué de force par quatre malabars»

2.Trois frères à la tête d’un trafic de tracteurs volés

Les tracteurs font souvent rêver et briller les yeux des petits garçons. Trois jeunes frères en auraient fait un business… illégal! Ils sont soupçonnés d’avoir monté une organisation criminelle basée sur le vol et le recel de tracteurs et autres engins agricoles. En 2018, plusieurs agriculteurs de la région ont en effet été dépossédés de leurs outils de travail.

Les trois frères contestent, en partie.

+LIRE LE COMPTE-RENDU: La fratrie a-t-elle monté un trafic de tracteurs volés ?

La citation de la semaine

L’agriculteur me devait de l’argent et vu que c’était du black… Je suis rentré et je me suis servi.

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4.La saisie des chiens se termine en coups et nécessite de placer le bourgmestre sous protection

Doische, le 12 juin 2019. Une certaine appréhension règne parmi les deux policiers et la vétérinaire du service de bien-être animal de la Région wallonne. Ils s’apprêtent à intervenir au domicile d’une dame qui accueille une dizaine de chiens.

De fait, l’accueil est plutôt hostile. Et la situation va rapidement s’envenimer. Jusqu’à devoir placer le bourgmestre sous sécurité.

+LIRE LE COMPTE-RENDU: Ses 10 chiens saisis, elle sort les crocs

5.Obligés de démonter leur chalet

Le Domaine des Marcassins, où a été construit le chalet, «n’a pas pour vocation d’être de l’habitat permanent». Et les travaux d’agrandissement du chalet n’avaient pas de permis d’urbanisme.

Les propriétaires d’un chalet se trouvant sur le Domaine des Marcassins à Neffe (Bastogne) auront un délai de 8 mois pour démonter leur chalet et remettre la parcelle en état.

+LIRE LE COMPTE-RENDU: La Justice contraint les propriétaires d’un chalet de démonter leur habitation

6.Vandalisme et sabotage: ils s’installent sur place pour se défendre… mais finissent au tribunal

Deux conteneurs en bois marin, une «Tiny House», un chalet… Ces jeunes maraîchers ont opté pour le très léger pour venir s’installer dans ce joli coin de Buissonville (Rochefort) où ils font pousser les légumes depuis 2017.

Mais visiblement, la présence de ces jeunes gens ne plaît guère à certains.

En janvier 2018, leurs serres-tunnels seront lacérées. Et deux mois plus tard, ce sont trois cents arbres fruitiers qu’ils venaient de planter qui ont été coupés par quelqu’un qui ne leur voulait pas que du bien.

Pour empêcher de nouveaux actes de vandalisme, ils se sont installés sur les lieux.

Ce sera aussi le début de leurs ennuis judiciaires.

+LIRE LE COMPTE-RENDU: Vandalisés, les jeunes maraîchers ont préféré rester

7.Il vole l’ordinateur de sa bourgmestre et tente de craquer son code

Héroïnomane sévère, les besoins mensuels de Christophe se chiffraient à 1 800€! Un argent qu’il trouvait en volant tout ce qui lui tombait sous la main. Des outils au préjudice d’une société privée de plafonnage. Mais aussi une débroussailleuse dérobée au directeur de l’ASBL qui l’hébergeait! Et pour couronner le tout, un PC portable appartenant à la première citoyenne de sa commune, Rochefort.

+LIRE LE COMPTE-RENDU: Héroïnomane, il vole le PC portable de la bourgmestre

8.Un dépôt de fumier qui risque d’avoir de coûteuses conséquences

Après un contrôle, l’agriculteur a omis de déplacer son tas de fumier de 10 mètres. Un manquement qui risque de lui coûter cher. Mais l’agriculteur charge l’agent constatateur.

+LIRE LE COMPTE-RENDU: Le fumier n’a pas bougé: 2 500€ d’amende

On vous raconte la suite

Le frère de la mariée s’en était pris au propriétaire du château

L’excuse de provocation a finalement été retenue par le tribunal, dans cette affaire de coups. De même que le juge a tenu compte du dépassement du délai raisonnable et estimé que la responsabilité de la scène était en fait à partager entre le prévenu et la partie civile.

+LIRE LE COMPTE-RENDU: Fin de noces gâchée au château

Durant 2 ans, le marché couvert de Ciney a accumulé de nombreuses infractions aux réglementations sanitaires

80 000€. La sanction financière peut être aussi douloureuse qu’un sabot de vache qui vous écraserait le pied. Mais la Justice namuroise allège quand même sérieusement la peine infligée à l’ASBL du marché couvert de Ciney en l’assortissant d’une mesure de sursis, pour une durée de trois ans.

Il faut remonter un peu dans le temps pour savoir ce que l’on reprochait exactement aux gestionnaires du marché couvert.

+LIRE LE COMPTE-RENDU: Le marché couvert de Ciney à l’amende

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