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Le festival Tomorrowland n’aura pas lieu cette année

Le festival Tomorrowland n’aura pas lieu cette année

Image d’illustration BELGA

Les bourgmestres de Boom et de Rumst (Anvers) ont confirmé jeudi avoir effectivement refusé la demande d’autorisation de Tomorrowland pour organiser une édition du festival décalée fin août et début septembre. L’organisation du festival parle d’un «coup de massue, très dur et inattendu.»

Selon les bourgmestres de Boom, Jeroen Baert (N-VA) et de Rumst, Jurgen Callaerts (N-VA), ce refus est motivé par le fait que le décret ministériel, qui doit entériner l’autorisation d’organiser des événements réunissant jusqu’à 75.000 personnes à partir du 13 août, n’a pas encore été publié et que la police ne peut pas assumer le travail supplémentaire qu’implique la vérification des certificats corona.

«En tant que bourgmestres, nous avons une responsabilité pénale, mais aussi morale», justifie Jeroen Baert. «Je trouverais très difficile, à titre personnel, si une épidémie locale éclatait à la suite de Tomorrowland en faisant des victimes. Nos principales préoccupations sont la situation épidémiologique et les risques pour la population locale.»

«C’est une décision de bon sens, pas une décision de cœur», ajoute Jurgen Callaerts. «Tomorrowland est chez nous depuis des années et nous espérons le voir revenir en 2022. Mais cette fois, c’est trop tôt, la situation épidémiologique n’est pas encore totalement sous contrôle et nous n’avons pas non plus la certitude qu’elle le sera à la fin du mois d’août.»

Les bourgmestres affirment que Tomorrowland a la possibilité légale de soumettre une nouvelle demande, mais soulignent que, le temps passant, il sera de plus en plus difficile pour la police de se préparer à un festival de cette ampleur.

 

Les organisateurs réfléchissent à la possibilité d’aller en justice face à l’interdiction

L’organisation de Tomorrowland veut d’abord «laisser mûrir l’information du refus de la demande de permis par les bourgmestres de Boom et Rumst» et prendra ensuite une décision sur d’éventuelles démarches juridiques.

Ils rejettent d’ores et déjà certains arguments avancés pour justifier le refus. Par exemple, la publication attendue de l’arrêté ministériel pourrait apporter une solution pour la base légale et la possibilité pourrait être créée de faire contrôler le certificat corona par des services de sécurité privés. Selon l’organisation de Tomorrowland, le fait que les experts du GEMS soient préoccupés par la situation épidémiologique a déjà été pris en compte par le comité de concertation lorsqu’il a décidé d’autoriser la tenue des festivals à partir de la mi-août.

«En tant qu’organisateurs de Tomorrowland, nous voulons avant tout organiser un festival sûr et nous avons déclaré à plusieurs reprises que nous continuerions toujours à évaluer et à anticiper la situation épidémiologique», a déclaré la porte-parole Debby Wilmsen. «Pas de Tomorrowland pour la deuxième année consécutive est un énorme désastre pour notre entreprise, mais aussi pour les plus de 1.500 fournisseurs impliqués, de nombreux indépendants et nos milliers d’employés. Nous sommes toujours prêts à 100% à tout organiser de la manière la plus professionnelle possible, si la situation épidémiologique le permet et de pouvoir fêter une belle fin d’été avec nos festivaliers.»

 

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