MONS

Les travailleurs du secteur hospitalier ont manifesté jeudi matin sur la Place de Mons

Les travailleurs du secteur hospitalier ont manifesté jeudi matin sur la Place de Mons

Setca Mons

Après les applaudissements, les travailleurs du secteur hospitalier demandent de la reconnaissance.

Près de 200 travailleurs du secteur hospitalier des régions du Centre, de Mons, de Tournai et du Brabant wallon se sont réunis jeudi matin sur la Grand-Place de Mons, à l’appel du front commun syndical, pour exprimer leur mécontentement quant au manque de mesures significatives pour leur secteur, notamment en termes de salaires et de conditions de travail.

«Le personnel hospitalier s’est rassemblé à Mons pour marquer sa colère par rapport à ce que les travailleurs vivent au quotidien dans les hôpitaux», a indiqué Sabrina Gervasi (Setca).

«Ce que nous demandons c’est, après les applaudissements, la reconnaissance de ces métiers en métiers lourds, ce qui leur permettrait, notamment, de partir en fin de carrière plus facilement. Nous demandons aussi une attention particulière quant à des emplois du secteur qui sont encore trop précaires, par exemple les techniciennes de surface. Nous demandons par ailleurs d’être concertés dans le dossier de la mise en place des réseaux hospitaliers.»

Les représentants syndicaux du front commun ont pu rencontrer, à Mons, des responsables politiques et des députés fédéraux à qui ils ont exprimé leurs revendications, avant de rencontrer les fédérations patronales, notamment Unessa et Santhea, jeudi après-midi à Bruxelles et à Namur.

«La grève de jeudi est principalement orientée contre les employeurs du secteur hospitalier qui font une preuve de mauvaise foi inconditionnelle par rapport aux avancées que nous souhaitons faire au niveau de la commission paritaire du secteur», a ajouté Éric Caudron (CNE).

«Il y a un budget énorme pour les blouses blanches et les employeurs font comme s’ils n’avaient pas l’argent. On n’a jamais eu une masse salariale aussi importante pour l’emploi, l’amélioration des conditions de travail, la formation, les vacances annuelles, et les employeurs avancent à leur mesure, ce que nous n’acceptons pas.»


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