BELGIQUE

Marc Goblet, ancien secrétaire général de la FGTB, est décédé

Marc Goblet, ancien secrétaire général de la FGTB, est décédé

Marc Goblet s’est éteint à l’âge de 64 ans seulement. EdA Philippe Labeye

Le député socialiste et ancien secrétaire général de la Fédération générale du travail de Belgique (FGTB) est décédé à l’âge de 64 ans, a-t-on appris ce mercredi 16 juin.

L’information du décès de Marc Goblet a été confirmée par son parti, le PS ce mercredi en début d’après-midi.

«C’est avec une infinie tristesse que les députés du Groupe PS à la Chambre ont appris le décès de leur camarade, Marc Goblet. Marc a tiré sa révérence à l’âge de 64 ans après avoir combattu courageusement la maladie», peut-on lire dans un communiqué du Groupe PS de la Chambre.

 

Un homme engagé

 

«Homme engagé et défenseur des valeurs socialistes qui lui étaient chères, Marc a mené de nombreux combats en faveur des droits des travailleurs et d’une société plus juste», poursuit le communiqué.

«Nous présentons nos plus sincères condoléances à son épouse, à sa famille, ses proches et ses amis. Nous perdons un homme engagé, courageux et qui a consacré sa vie au service des autres».

 

 

Marc Goblet avait notamment été ex-secrétaire et président à la Centrale générale FGTB Liège (1982-2014) et secrétaire général de la FGTB de 2014 à 2017.

 

Une vie de combat social

Né le 6 juin 1957 d’un père travaillant à la FGTB, Marc Goblet disposait d’un diplôme de chauffagiste, chauffage central et sanitaires.

En 1982, il devient secrétaire de la Centrale Générale FGTB Liège-Huy-Waremme à seulement 25 ans, avant d’en devenir successivement vice-président (1997) et président (2004).

C’est le 3 octobre 2014 que Marc Goblet se fait connaître du grand public, au-delà de sa région liégeoise, lorqu’il succède à Anne Demelenne au poste de secrétaire général de la FGTB pour un mandat de quatre ans. Il prend alors la tête du syndicat socialiste huit petits jours avant l’entrée de Charles Michel au 16, rue de la Loi.

 

Fin négociateur

 

Son opposition farouche à la politique de la coalition suédoise ancrée à droite et son franc parler - allié à une pointe d’accent liégeois - allaient faire de lui la voix de la contestation et le champion à l’applaudimètre dans les rassemblements syndicaux. Augmentation de l’âge de la pension, saut d’index, etc. Les mesures prises par l’équipe Michel crispent les syndicats. Avec le front commun, il réussit à rassembler 110.000 personnes dans les rues de Bruxelles le 6 novembre 2014.

Mais au-delà de ces rassemblements spectaculaires, Marc Goblet était surtout reconnu dans les coulisses des organes de concertation pour ses talents de négociateur et sa maîtrise des dossiers. «Je ne suis pas cet excité qui appelle à la grève en se levant», avait-il notamment confié au Vif.

 

Du recul avant l’arène politique

 

Depuis le début de l’année 2016, le leader syndical est apparu de plus en plus régulièrement aphone et fatigué. En août de la même année, le syndicat socialiste annonçait en effet la mise en incapacité de travail pour raison médicale de M. Goblet pendant «quelques temps». Il avait perdu quinze kilos et attendait une greffe du foie. Revenu provisoirement aux affaires à l’automne 2016, il jetait définitivement l’éponge le 25 novembre, annonçant ne pas aller jusqu’au terme de son mandat. Marc Goblet passait alors le flambeau à Robert Vertenueil en juin 2017.

Cette retraite fut toutefois de courte durée. Ses ennuis de santé derrière lui, le syndicaliste s’est lancé dans l’arène politique nationale lors des élections de mai 2019. Dernier de la liste PS à la Chambre, il a engrangé 9.504 voix de préférence et a prêté serment comme député fédéral. Sans surprise, il a siégé au sein de la Commission des Affaires sociales, de l’Emploi et des Pensions. Il a travaillé ensuite activement à la pérennisation du Fonds blouses blanches. Dernièrement, il n’avait pas perdu sa liberté de ton en déposant une proposition de loi avec le PTB réclament une révision de la loi de 1996 sur la compétitivité, en pleine négociation sur l’Accord interprofessionnel (AIP).

 

Dernier de la liste PS à la Chambre, il a engrangé 9.504 voix de préférence et a prêté serment comme député fédéral.

 

Marc Goblet n’était pas un novice en politique et n’en était pas à son premier mandat électif. Il avait ainsi été conseiller communal (de 1991 à 2000) puis premier échevin (de 2001 à 2003) de la Ville de Herve. Entre 1998 et 2003, l’homme avait également occupé la présidence de la Fédération verviétoise du PS. Il était toujours resté membre du bureau du parti avec voix consultative.

 

 

 


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