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PUBLICATION

Les tueurs du Brabant étaient-ils Français? Un livre écrit sous la plume d'un ancien gendarme

Les tueurs du Brabant étaient-ils Français? Un livre écrit sous la plume d'un ancien gendarme

Pour la première fois, un ancien gendarme publie un ouvrage sur ces tueries du Brabant. ÉdA

Jean-Pierre Adam vient de publier, chez Memory, le fruit de son enquête sur les tueurs du Brabant. Pas de doute pour lui, ils étaient français.

De l’aveu même de Thierry Lefèvre, des Éditions Memory, il s’agit là «d’un livre événement». Ce livre, c’est celui écrit par le Rendeusien Jean-Pierre Adam, livre consacré à l’une des plus grandes affaires criminelles de Belgique, à savoir les tueries du Brabant. Tueries qui ensanglanteront notre pays au début des années 1980. Jean-Pierre Adam le souligne, «je ne suis pas écrivain», et pourtant, son livre se lit comme un véritable polar. Il préfère avancer que son ouvrage est à comparer «à un long PV». Et en matière de PV, il sait de quoi il parle. Ancien gendarme, rien ne le prédestinait cependant à croiser la piste de ces tueurs. Et pourtant.

France

Jean-Pierre Adam se retrouve, en tant qu’enquêteur, au cœur d’une autre affaire judiciaire qui a marqué les esprits: l’affaire Dutroux. Dans le cadre de celle-ci, il se rend en France et découvre, dans un dossier, un avis de recherche belge concernant l’attaque de l’armurerie Dekaise à Wavre, un des premiers faits imputés aux «tueurs fous». Et d’emblée une question, qui, pour l’auteur, s’apparente à l’un des premiers ratés de l’enquête: «Pourquoi n’a-t-on pas suivi, n’a-t-on pas donné l’impulsion pour retrouver en France, les armes volées à Wavre?»

Il en est persuadé et apporte des preuves à ses dires, allant de PV à photos et autres documents: les tueurs du Brabant sont Français. Des truands français qui, après avoir été «grillés» dans l’Hexagone ont décidé de passer à l’action chez nous.

Prédateurs

La piste n’est et ne sera jamais exploitée, ce qui, pour Jean-Pierre Adam est le second raté de cette enquête. Cette piste n’est-elle pas assez séduisante? On en revient pourtant à cette hypothèse, celle du banditisme pur et simple, d’une bande «de prédateurs» suivant l’expression lancée par feu le procureur du roi de Nivelles, Jean Deprêtre. «Une profileuse engagée dans le cadre de cette enquête est arrivée aux mêmes conclusions», constate l’auteur. Alors qu’il bouclait son livre, il a encore retrouvé des éléments qui viennent étayer ses hypothèses. Encore en service, il avait transmis le fruit de ses réflexions aux enquêteurs. La cellule Brabant wallon a également été alertée: «Je les ai rencontrés il y a deux ans et depuis plus rien», confie-t-il. Lui qui, à quelques années de la prescription de l’affaire, a écrit ce livre «pour les familles, pour les gens qui attendent la vérité».

Jean-Pierre Adam, Tueries du Brabant, la piste négligée. On pouvait, on devait éviter 27 morts. Éditions Memory, 25€


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