SAUTE D’HUMEUR

Boulard, vous avez dit boulard?

Boulard, vous avez dit boulard?

Thomas Meunier, l’agent belge qui sème le trouble dans l’amitié franco-belge, et fait gonfler le boulard hexagonal. -Belga

Je ne sais pas vous mais moi, la polémique qui a démarré entre les journalistes français et «notre» Thomas Meunier, avec tous les effets collatéraux qu’elle provoque sur les réseaux sociaux, je trouve ça très bien.

Il y a un album d’Astérix particulièrement réussi qui s’appelle « La Zizanie». Et on y parle de la «guerre psychologique». Il s’agit d’utiliser des stratagèmes qui vont miner la cohésion de l’ennemi et dissoudre cette cohésion qui faisait sa force.

Et bien pour l’instant, dans cette guerre psychologique (qu’on n’attendait pas si tôt), la Belgique mène aux points. Elle est en train, via les tweets de Thomas Meunier d’exacerber la fierté française. Le fameux boulard bleu blanc rouge a enflé depuis 36 heures et il prend les dimensions d’un champignon atomique.

Si j’étais le défenseur bastognard, j’ajouterais un petit tweet du genre «Solidarité Giroud», de quoi crisper son ancien collègue Mbappé. Ou «Zidane, coach français numéro 1», de quoi saper la sérénité de l’entraîneur Didier Deschamps.

Ce qu’il faut, en plus, c’est rendre à la Belgique la légendaire modestie qui a généré ses heures de gloire par le passé. N’évoquons plus jamais cette place de numéro 1 mondial, faisons effacer nos phénoménales statistiques récentes de Google.

 

Ne donnons que des nouvelles préoccupantes de l’équipe, faisons-nous passer pour des losers

 

Les Diables rouges n’étaient-ils pas au bord du gouffre, minés par les tensions internes, lorsqu’ils ont affronté une URSS souveraine en 1986? N’étaient-ils pas un oiseau pour le chat lors de l’ouverture du Mondial 1982 lorsqu’ils ont fait déjouer et battu l’Argentine championne en titre que renforçait… Maradona?

Si j’étais Roberto Martinez, je ne donnerais que des nouvelles «préoccupantes» de l’équipe. Je dirais que Witsel continue de boiter, qu’Eden Hazard la cheville incertaine et le moral dans le talon, que Kevin De Bruyne conserve des maux de tête datant de son choc contre Rudiger.

Une complainte déprimante qui fera ricaner les Français, lesquels penseront les Diables poissards et à la dérive. Une équipe de losers. Et dès ce moment, nos «amis français» auront un de ces boulards... à ne plus savoir passer dans le tunnel menant au stade.

Toute cette «guerre psychologique» mènera bien à des retrouvailles sur le terrain, en quart, en demi voire en finale. Jouons le coup finement. Redevenons ces «petits Belges» rusés dont l’orgueilleux voisin ne se méfie pas. Ce sera boulard contre… roublard!

Et cette fois, nous les battrons.

Nos dernières videos