RAIL

Il y a 175 ans, le premier train Paris-Bruxelles… en deux jours de voyage

Le premier Paris-Bruxelles a duré 21h. Pour se souvenir, la SNCB a ressorti cette 5404 vintage, fleuron à moteur diesel des années 50. BELGA

Il faut aujourd’hui 1h22 pour relier Paris à Bruxelles en train. Mais lors du premier voyage, le convoi avait mis près de 2 jours. Thalys profite des 175 ans de ce périple pour fêter ses 25 ans.

Le 14 juin 1846, le premier train reliant Paris à Bruxelles s’élançait pour 21 heures de voyage entre les capitales française et belge. Lundi, soit 175 ans jour pour jour après avoir ouvert la voie au transport ferroviaire international en Europe, ce trajet historique a été commémoré – en 1h22 cette fois – à bord d’un train Thalys, avec autant d’invités que de bougies soufflées.

Paré de ses couleurs rouge et blanc, le Thalys a été accueilli en gare de Bruxelles-Midi par une ancienne locomotive diesel de la SNCB, qui circule toujours sur le réseau de trains internationaux Trans Europ Express (TEE).

Histoire

«Aujourd’hui, nous célébrons cette riche histoire du transport ferroviaire, qui a contribué à resserrer les liens entre les Européens et que Thalys poursuit depuis 25 ans», s’est réjoui Bertrand Gosselin, CEO de Thalys. Depuis 1996, la compagnie a en effet repris le flambeau de ces voyages européens, qui duraient alors encore un peu plus de 2h.

Prendre le train, c’est la promesse d’un voyage confortable et de rencontres inoubliables. Et il y a dû en avoir en 175 ans

Sur le quai bruxellois se trouvaient également le ministre fédéral de la Mobilité Georges Gilkinet, la CEO de la SNCB et présidente du conseil d’administration de Thalys Sophie Dutordoir, le PDG de SNCF Voyageurs (l’actionnaire majoritaire de Thalys) Christophe Fanichet, ou encore Benoît Gilson, CEO d’Infrabel, le gestionnaire du réseau ferroviaire belge.

Il y a 175 ans, le premier train Paris-Bruxelles… en deux jours de voyage
Gilkinet a rencontré l’ambassadrice de France Hélène Farnaud-Defromont ce 14 juin dans ce train vintage amené à Bruxelles-Midi. BELGA

«Prendre le train, c’est la promesse d’un voyage confortable et de rencontres inoubliables. Et il y a dû en avoir en 175 ans», a souri Gilkinet, soulignant que «le train est un moyen de construire l’Europe et une alternative à l’avion pour les voyages de courte et moyenne distance».

Le covid frappe aussi Thalys

Secouée par les restrictions de voyage liées à la pandémie de coronavirus, Thalys remet petit-à-petit son offre sur les rails, avec lundi une augmentation à 50% de la fréquence habituelle de ses voyages entre Paris et Bruxelles, soit 11 allers-retours quotidiens.

Le 25e anniversaire de la compagnie, célébré début juin, devrait marquer un redémarrage pour ces trains rapides, qui ont perdu 70% de leurs passagers l’an dernier. «Thalys a connu une année 2020 terrible. On a eu un début d’année dans la même lignée, avec un très faible niveau d’activité puisqu’on était à -90% de chiffre d’affaires par rapport à avant la crise, avec un premier trimestre plus dur que ce qu’on imaginait», a expliqué à l’AFP Bertrand Gosselin. «Et là, ça repart. On a un trafic qui progresse vraiment bien depuis la mi-avril.»

Il y a 175 ans, le premier train Paris-Bruxelles… en deux jours de voyage
Sophie Dutordoir (SNCB) et Georges Gilkinet encadrent le boss de Thalys Bertrand Gosselin. BELGA

Le «grand moment» de vérité sera de voir si les clients professionnels reviendront à la rentrée, a noté le responsable. Gosselin ne pense pas retrouver le nouveau record de fréquentation de 2019 «avant fin 2023 ou 2024». «L’idée est de redevenir profitable en 2022», a-t-il avancé.


Nos dernières videos