FRANCE

VIDÉOS | Le leader de la gauche Jean-Luc Mélenchon enfariné

Un des leaders de la gauche française et candidat à la présidentielle de mai prochain, Jean-Luc Mélenchon, a reçu un jet de farine ce samedi au départ d’une manifestation à Paris contre l’extrême droite.

Un jeune homme lui a lancé de la farine alors que M. Mélenchon répondait à la presse place de Clichy. L’auteur présumé a ensuite été repoussé par le service d’ordre CGT.

Interrogée, la police a indiqué que l’auteur présumé avait fait l’objet d’un relevé d’identité. Il n’avait en revanche pas été interpellé en milieu d’après-midi.

S’époussetant, M. Mélenchon a aussitôt réagi calmement: «Il y a une grande tension. Là, je ne sais pas quel était le motif de me jeter de la farine dessus... C’est vraiment un seuil qui a été franchi.»

«Si vous ne me voyez pas plus ému que ça, c’est parce que ça aurait pu être pire... C’est fait pour intimider (...) Même si c’est pénible, il ne faut pas reculer», a-t-il poursuivi.

«Si un jour j’ai un mauvais sort, ils seront responsables», a-t-il ajouté sans davantage de précisions. «La bonne réaction est de faire preuve de solidarité humaine et de sang froid. Ils ne me font pas peur», a encore ajouté le leader des Insoumis.

Ses propos dimanche dernier prédisant «un grave incident ou un meurtre» dans la dernière semaine de la campagne présidentielle, un événement «écrit d’avance», ont suscité l’indignation dans la classe politique. M. Mélenchon a encore récusé samedi tout «propos complotiste».

Peu de temps après l’incident, l’auteur présumé s’est présenté devant plusieurs journalistes comme un «souverainiste». «Je ne crois pas au débat», a-t-il ajouté, se disant «très énervé».

Alors qu’on l’interrogeait sur la violence de son geste, il a évoqué «un geste de contestation, comme beaucoup de gens en font».

Un porte-parole de l’organisation de jeunesse de LFI, David Guiraud, a par ailleurs affirmé que l’agresseur présumé était «un militant d’extrême droite», en croyant le reconnaître sur plusieurs anciennes vidéos diffusées sur YouTube.

Plus tard dans la journée, on apprenait que cet homme, qui avait fait l’objet d’un contrôle d’identité peu après les faits, a été interpellé à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) selon la source policière, pour des faits de «violences sur personne chargée d’une mission de service publique», a précisé le parquet de Paris.

Un deuxième homme a été arrêté avec lui et également placé en garde à vue, selon le parquet.

L’enquête a été confiée à la Sûreté territoriale parisienne.

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