TÉLÉVISION

INTERVIEW | Benjamin Deceuninck: «Le foot appartient à tout le monde»

Benjamin Deceuninck aborde son 8e marathon télévisuel en présentant «Le club de l’Euro» et «La buvette» sur la RTBF.

Depuis hier soir, l’Euro de foot a pris ses quartiers sur la RTBF. La chaîne publique diffusera les 51 matches en télé (sur La Une et Tipik) ainsi qu’en radio et sur Auvio. Et pour présenter les enjeux puis débriefer tout ça, Benjamin Deceuninck va réunir ses chroniqueurs dans Le club de l’Euro et La buvette. On fait le point avec lui sur ce véritable marathon télévisuel.

Benjamin, cela fait déjà un moment que vous êtes en studio pour suivre l’Euro ou le Mondial?

Oui, je fais ça depuis 2006. En boutade, je dis souvent que j’étais presque trop jeune en 2006 et que je suis presque trop vieux maintenant (rires). Je vais avoir 44 ans pendant l’Euro. Pendant plus de dix ans, on m’a dit que j’étais le petit jeune de la rédaction des sports et ce n’est plus le cas maintenant. C’est la vie…

 

Chaque jour, j’arrive au boulot en disant: «Il reste autant de matches…»

 

Vous avez calculé combien d’heures d’antenne vous allez assurer pendant le mois qui vient?

En fait, moi je fais le décompte en termes de matches. Chaque jour, j’arrive au boulot en disant: «Il reste autant de matches…» En heures d’antenne, ça fait trois heures de plateau en direct par jour de compétition. Mais c’est un peu plus court qu’une Coupe du monde, où là c’est 64 matches sur un mois. L’Euro, c’est la plage! (rires)

Les gens ont pu s’en apercevoir déjà hier soir, vous avez fait appel à la réalité augmentée pour le décor…

Exactement. En 2018, notre décor, c’était un vestiaire et cette fois, on va avoir accès à plusieurs décors: un kicker, le couloir d’entrée sur le terrain, le local du VAR… On va essayer de rendre les choses un peu ludiques. Formellement, je pense que c’est très sympa à voir. L’esprit sera de se rassembler et de faire en sorte que tout le monde se sente accueilli.

 

Je suis comme Roberto Martinez, il n’y a pas de raison que mon équipe soit changée (rires).

 

L’équipe de chroniqueurs ne change pas: il y aura Swann Borsellino, Alex Teklak, Cécile De Gernier, Fred Waseige, Stephan Streker…

Oui, je suis comme Roberto Martinez, il n’y a pas de raison que mon équipe soit changée (rires). Il y aura aussi Christine Schréder qui sera chargée du portrait des joueurs, Kalilou Fadiga, Thomas Chatelle, Thierry Luthers. Il y aura une tournante entre eux. Et puis il y a une équipe de journalistes, toujours la même depuis huit ans – Patrick Stein, Mathieu Istace, Quentin Volvert, Jonathan Anciaux, Thomas Vanderlinden -, sans qui je ne dormirais pas bien la nuit…

Alex Vizorek amènera une touche d’humour aussi...

Oui, avec une capsule quotidienne juste avant le match de 21 h: La minute pronographique. Il va livrer des pronostics forts loufoques. C’est important de montrer que le foot appartient à tout le monde. Je n’aime pas le snobisme. Il faut que ceux qui ne suivent pas le foot toute l’année se sentent exclus. Il y aura par exemple des sujets avec des personnalités qui évoqueront leur rapport au foot. Un sujet reviendra sur les anciens Euros, avec tous les événements de cette année-là, grâce à Manu Debiève et Elodie de Selys, qui est la Madame Archives de la RTBF et accessoirement mon épouse (rires). Le leitmotiv: se détendre!

Il y aura un peu de public et sans masque sur le plateau. Cela va faire du bien!

Oui, c’est un peu une délivrance. Cela fait un an que ce n’est plus arrivé. Et puis, il y a un peu de public dans les stades. Personnellement, c’est ce qui m’a le plus manqué dans mon métier. C’est ça qui fait passer les premières émotions. Cela va redonner le piment supplémentaire.

 

Je trouve que Le club de l’Euro, c’est un bon choix, cela donne l’idée de notre volonté de rassembler tout le monde.

 

L’émission s’appelle «Le club de l’Euro», clin d’œil à l’émission de Paul Germain, «Le bar de l’Europe». Vous qui aimez les jeux de mots, vous n’avez rien trouvé d’autre?

(rires) J’avoue que j’ai été en manque d’inspiration sur ce coup-là. Comme il n’y a pas un pays fixe où se déroule la compétition, mon cerveau est resté calé. Mais je trouve que Le club de l’Euro, c’est un bon choix, cela donne l’idée de notre volonté de rassembler tout le monde. Par conte, l’idée de La buvette, c’est moi. L’idée sera de faire un grand débriefing, mais dans une ambiance décontractée. Je sais à quelle heure la buvette ouvrira ses portes, mais pas à quelle heure elle les fermera… (rires)

 

Ils ont appris à gagner. J’espère que l’on va voir ça en tournoi.

 

Bon, la question que l’on pose à tout le monde: quel parcours voyez-vous pour les Diables?

En fait, je suis plus inquiet qu’en 2018 ou en même en 2016… Eden Hazard n’est pas au top, on ne sait pas trop dans quel état est Kevin De Bruyne, or ce sont nos deux meilleurs joueurs. Mardi, j’ai participé à un podcast d’un journaliste français sur les Belges à l’Euro, et j’étais plus optimiste à la fin qu’au début. Lukaku est plus fort qu’en 2018, ils ont tous gagné des titres en club… Ils ont appris à gagner. J’espère que l’on va voir ça en tournoi. Il y a une petite ouverture pour rêver.

Et les autres équipes?

Il y a la France évidemment, qui elle aussi est plus forte qu’en 2018. Le Portugal est plus fort qu’en 2016 quand ils ont gagné le titre. Et puis je reste sur l’idée de Martinez qui dit que l’Angleterre est favorite parce qu’elle jouera plusieurs matches à domicile et qu’elle a une génération exceptionnelle. Je crois qu’il n’a pas tort. Après, les Anglais, on les attend souvent et ils n’arrivent pas toujours.

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