BRUXELLES

Barèmes rehaussés dans la fonction publique locale bruxelloise? La grogne des syndicats

Barèmes rehaussés dans la fonction publique locale bruxelloise? La grogne des syndicats

Les agents de la fonction publique locale des communes bruxelloises gagnent moins que leurs homologues wallons et flamands. ÉdA – Julien RENSONNET

Quelque 100 à 150 agents de la fonction publique locale bruxelloise se sont rassemblés place Rogier: ils sont mécontents face aux propositions mises sur la table par le gouvernement bruxellois.

Quelque 100 à 150 agents de la fonction publique locale bruxelloise se sont rassemblés jeudi matin à la place Rogier pour exprimer leur mécontentement face aux propositions mises sur la table par le gouvernement bruxellois dans le cadre des négociations ouvertes en novembre dernier.

Après de nombreux mois d’actions et de sensibilisation des conseils communaux, gouvernement régional et syndicats s’étaient mis d’accord, en novembre dernier, sur l’ouverture de négociations sur les modalités de revalorisation barémique des agents de la fonction publique locale à Bruxelles. Ceux-ci touchent nettement moins que leurs collègues en Flandre et en Wallonie, et que les agents de la fonction publique régionale à Bruxelles.

Le gouvernement bruxellois s’est engagé à mobiliser quelque 150 millions d’euros pour résoudre ce problème.

Plafond

Les discussions sont en cours au Comité C sur les modalités d’affectation de ce montant. Selon le front commun syndical CSC services publics, CGSP et SLFP-ALR Bruxelles, le gouvernement bruxellois propose de travailler sur quatre volets: renforcement et/ou mise en place du dispositif des chèques repas; renforcement et/ou mise en place du financement d’un second pilier de pension pour les agents contractuels; allongement des échelles barémiques qui permettrait d’avoir une progression barémique de 4 ans au-delà du plafond des 27 années actuelles; revalorisation des barèmes de 2% dans la plupart des niveaux sauf pour les niveaux B et A (supérieurs) qui n’ont pas reçu d’augmentation lors des dernières progressions barémiques et pourraient atteindre une revalorisation allant de 5% à 8%.

Le gouvernement souhaiterait aboutir à un accord d’ici juillet.

Selon le secrétaire régional de la CSC services publics, Benoît Lambotte, les syndicats s’opposent aux propositions 1 et 2 (chèques-repas et financement partiel d’un second pilier de pension). Le chèque-repas procure un avantage net mais n’a aucune incidence sur la progression barémique et la pension des agents, pointe-t-il. Quant au second pilier de pension pour les agents contractuels, il n’a pas non plus d’incidence dans la progression barémique ou pour un salaire net plus élevé.

Effet immédiat

Les syndicats ne sont pas favorables à une avancée au stade actuel sur le deuxième pilier, car des discussions sont en cours à l’échelon fédéral à ce sujet.

Ils demandent en revanche une revalorisation barémique à effet immédiat sur l’ensemble de la carrière et les pensions.

La prochaine réunion de négociations est prévue lundi. Les syndicats n’excluent nullement de durcir le ton dans les semaines à venir s’ils ne sont pas entendus sur l’exigence centrale de la revalorisation des barèmes.


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