JUDICIAIRE

La culpabilité de Vincent Simonon réclamée par le ministère public

La culpabilité de Vincent Simonon réclamée par le ministère public

Vincent Simonon est accusé d’avoir tué sa voisine et amie, Christiane Darimont. BELGA

La substitute Laetitia Hombroise a requis jeudi matin devant la cour d’assises de Liège la culpabilité de Vincent Simonon, suspecté d’avoir tué Christiane Darimont (61 ans).

L’accusation estime que le Verviétois âgé de 36 ans a bien commis un meurtre pour faciliter le vol.

Vincent Simonon est accusé d’avoir tué sa voisine et amie, Christiane Darimont. Elle avait été tuée de plusieurs coups de massette entre le 29 juillet et le 2 août 2017 à Verviers. Son corps, emballé dans une bâche, avait été découvert le 18 août 2017 dans le garage de sa maison.

La substitute Laetitia Hombroise a souligné qu’il ne faisait aucun doute que Christiane Darimont a été victime d’un meurtre. Elle a en effet été frappée à l’aide d’une massette dans une zone sensible. Les coups ont été portés avec force et violence. «Qui est l’auteur de ce meurtre? Sans aucun doute possible, c’est Vincent Simonon», a soutenu l’accusation.

Le ministère public a épinglé le comportement douteux de l’accusé et ses mensonges durant l’enquête, lorsqu’il a adapté sa version aux différents résultats des investigations. L’analyse informatique démontre que l’accusé était bien présent chez Christiane Darimont la nuit du 31 juillet au 1er août 2017.

Qui est l’auteur de ce meurtre? Sans aucun doute possible, c’est Vincent Simonon

Vincent Simonon affirme avoir découvert le corps de la victime le 1er août vers 7h du matin, alors qu’au même moment, l’enquête informatique démontre qu’il réalise de nombreuses recherches sur internet. Selon la substitute Hombroise, c’est le 1er août, entre 2h20 et 6h48, que Christiane Darimont a été tuée. Cela correspond à l’intervalle durant lequel Vincent Simonon n’effectuait aucune recherche informatique, ni chez lui, ni chez la victime.

Mme Hombroise a également insisté sur la présence de l’ADN de Vincent Simonon sur le manche de la massette utilisée pour tuer la victime. Son ADN était aussi présent sur la tête de la massette, dans un mélange de trois différents ADN. Le sien, celui de la victime et un troisième profil non identifié, mais en quantité infime.

Le ministère public a souligné que l’accusé est déjà en aveux d’avoir commis un vol chez Christiane Darimont et d’avoir commis des faux et usages de faux. Mais la substitute Hombroise soutient qu’il n’existe pas d’élément de nature à retenir un doute raisonnable quant à sa responsabilité sur le fait de meurtre.

L’accusé affirme qu’une autre personne aurait commis le meurtre. Selon le ministère public, cette thèse n’est pas crédible. «Aucune trace d’effraction n’a été retrouvée sur place. Un autre tueur, sans mobile, sans effectuer de vol, se serait présenté sur le lieu des faits dans un intervalle de temps limité, tout en évitant Vincent Simonon qui vivait pratiquement sur place. Ce n’est pas crédible», a affirmé la substitute Hombroise.

La substitute a souligné que Vincent Simonon vivotait avec peu d’argent à l’époque des faits. Mais il venait d’être «viré» de son club de marche et il avait perdu sa possibilité de faire un peu d’argent avec des détournements. Le chômage lui était refusé et il était privé de prendre des vacances. «Ce qu’il voulait, c’était du blé! Pour partir!», a ajouté Mme Hombroise.


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