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FOOTBALL

VIDÉO | Kevin Mirallas, parrain de notre quiz, préface l’Euro 2020 : «C’est le moment ou jamais»

Le Hannutois sera le parrain prestigieux de notre jeu sur l’Euro qu’il suivra à la T.V. Sans rancune.

Une personnalité internationale issue de notre arrondissement pour parrainer notre Quiz Euro 2020. Qu’y a-t-il de mieux finalement pour lancer et préfacer notre grand tournoi qui, du vendredi 11 juin au samedi 10 juillet, va vous tenir en haleine (détails pages 32 et 33)? Sans doute personne, personne d’autre que le Hannutois Kevin Mirallas. Le Diable rouge, «si, si, je le suis toujours », rigole-t-il, s’est prêté au jeu, offrant son nom prestigieux au quiz lancé dans nos colonnes en 2006.

L’interview de Kevin Mirallas dans notre vidéo en tête de cet article.

On l’a peut-être un peu oublié, mais c’est au Patro Lensois que l’ex-aillier d’Everton a commencé sa carrière. Avec, comme coéquipier, un certain Kevin Delathuy, tiens, « que je salue au passage» insiste-t-il. C’était il y a près de 30 ans avant de poursuivre sa formation au Standard, puis de s’envoler vers les sommets mondiaux qu’on connaît. «Et je n’ai pas oublié mes débuts, sourit, hilare, le Diable aux 60 caps et 10 buts sous la liquette nationale. Je me vois encore en train de chercher le terrain à Lensois alors que mes parents et moi, on ne roulait pas sur l’or. Depuis, j’ai fait du chemin, c’est vrai, mais je n’oublierai jamais d’où je viens. D’ailleurs, quand on m’a demandé de participer à une journée il y a quelques années au Patro, j’étais venu avec plaisir. Mon fils Juan était tout petit et courait sur le terrain comme moi jadis. On n’oublie pas ces choses-là…»

VIDÉO | Kevin Mirallas, parrain de notre quiz, préface l’Euro 2020 : «C’est le moment ou jamais»
L’ex diable rouge Kevin Mirallas. © Jacques Duchateau

Considéré à tort par beaucoup comme fini après une saison compliquée à l’Antwerp fin 2019-2020, l’avant de 33 ans s’est, depuis lors, bien relancé. Matchs complets, buts, assists, statut de valeur sûre en Turquie: sa saison à Gazientep a fait taire les critiques. «Sans paraître prétentieux, moi, je savais, au fond de moi, que je n’étais pas mort, insiste-t-il. Je suis encore bien physiquement et je prends encore beaucoup de plaisir. Simplement, il y a des mariages qui marchent, d’autres pas. Avec l’Antwerp, pour des tas de raisons différentes, ça n’a pas pu se faire et le faire. Dès le premier jour, j’ai senti que ça serait compliqué là-bas. Et ce fut le cas finalement. On attendait peut-être trop de moi. Je ne sais pas. Mais je ne pouvais pas tout faire non plus. En Turquie, j’ai senti à l’inverse qu’on me voulait vraiment. Et qu’on comptait sur moi pour faire progresser l’équipe. On termine neuvième avec une pointe de déception mais jusqu’au bout, on aurait pu être européen. Ce qui était l’objectif avoué du club monté de D2 il y a peu… Dommage… »

VIDÉO | Kevin Mirallas, parrain de notre quiz, préface l’Euro 2020 : «C’est le moment ou jamais»
Septembre 2014, match amical contre l’Australie. BELGA

Le voilà un joueur libre puisque son contrat est venu à échéance le 31 mai. « Je ne voulais pas m’engager pour plus d’un an, histoire de voir venir, poursuit-il. Là, oui, je suis open à tout challenge. En Belgique ou ailleurs. Le Standard? Ah, je vois que comme tous les journalistes, cette question vous intéresse (rires). Je crois que c’est celle qu’on m’a posée le plus depuis le début de ma carrière (rires). Mais je répète: je suis ouvert à tout. Et Liège sera toujours ma ville… »

Et l’Euro dans tout ça? Le Hannutois avait raté le train de la sélection des Diables rouges en 2016 pour le championnat d’Europe en France. En 2014, par contre, on se souvient qu’il était du noyau de Marc Wilmots au Brésil où il avait tiré son épingle du jeu. «Et une Coupe du monde, y a rien à faire, c’est toujours spécial, encore plus qu’Euro, je trouve, avance-t-il, des étoiles plein les yeux. J’ai réalisé mon rêve de gosse en y allant. Mais je n’ai pas fait une croix sur l’équipe nationale pour autant, je vous le garantis. Si on repense à moi pour la Coupe du monde en 2022 au Qatar, je serais le plus heureux des hommes. Simplement, je respecte les choix de Roberto Martinez qui me connaît mieux que personne pour m’avoir eu sous ses ordres avec Romelu Lukaku à Everton pendant 5 ans. C’est comme ça…»

Qu’il semble loin le gamin de 17 ans rencontré dans la maison familiale hannutoise en 2004 alors qu’il n’était qu’un espoir de Lille. Le joueur a explosé, mais l’homme est resté le même: accessible, humble et franc. Bon Euro Kevin et merci parrain!

VIDÉO | Kevin Mirallas, parrain de notre quiz, préface l’Euro 2020 : «C’est le moment ou jamais»
Une image de Kevin Mirallas que l’on aimerait revoir. AFP

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