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INTERVIEWS | Sarah et Mohamed en finale de «Top Chef»: «C’est énorme!»

INTERVIEWS | Sarah et Mohamed en finale de «Top Chef»: «C’est énorme!»

Sarah et Mohamed, finalistes de Top Chef saison 12. Marie ETCHEGOYEN/M6

La demi-finale à rallonge de «Top Chef» a rendu son verdict sur RTL TVI hier soir: Sarah et Mohamed seront les finalistes jeudi soir. Le chef Michel Sarran a dû trancher à l’aveugle et a éliminé Matthias sur son épreuve.

 

Sarah:«C’est énorme!»

 

Sarah, quand on voit votre tête quand arrive l’agneau entier, thème de l’épreuve de Matthias, on comprend que cela va être compliqué…

(rires) Honnêtement, c’est vrai que je me dis: ‘Mince, qu’est-ce que je vais bien pouvoir en faire!’ Il ne faut pas croire que je n’aime pas la viande, j’en cuisine dans mon restaurant à Nantes. Mais voir cet agneau entier m’a donné moins envie de le travailler, car ma cuisine est moins basée là-dessus.

Contrairement à la semaine précédente sur l’épreuve des macaronis de Mohamed, cette fois vous ne lâchez rien!

C’est vrai, je me dis tout de suite qu’il faut que je tape dedans.

 

Au début, je n’avais pas beaucoup confiance en moi.

 

INTERVIEWS | Sarah et Mohamed en finale de «Top Chef»: «C’est énorme!»
Sarah Mainguy a déjoué tous les pronostics en battant Matthias sur son épreuve de l’agneau. Marie ETCHEGOYEN/M6
Et cela a payé, puisque vous voilà en finale. Vous êtes la 1re fille à atteindre la finale depuis 2016. C’est une fierté?

Bien sûr! C’est énorme, car je n’avais pas imaginé pouvoir arriver jusque-là. Au début, je n’avais pas beaucoup confiance en moi. Et puis il y a cette victoire en dernière chance sur un dessert à la tomate qui est un 1er déclic. Et puis, il y a eu aussi cette victoire chez les Marcon, avec mon dessert aux champignons, C’est ma 1re victoire solo et cela veut dire beaucoup.

Vous vous êtes fait remarquer pour vos associations incongrues. Cela vient d’où?

C’est vrai que si on repense au dessert os à moëlle-oursin de la semaine dernière… Mais c’est un moyen de mettre mes adversaires en danger. Et puis je crois que dans la cuisine, il faut toujours savoir s’amuser.

 

Paul Pairet m’a aidée à me lâcher un peu plus.

 

Le fait d’avoir eu deux coaches très différents a joué aussi?

Clairement. J’ai commencé avec Hélène Darroze qui a été très rassurante et très maternelle, avant de rejoindre l’équipe de Paul Pairet qui m’a mis un coup de pied aux fesses. Il m’a aidée à me lâcher un peu plus.

Ce concours va changer quoi dans votre vie?

Cela m’a appris énormément de choses sur moi et sur ma cuisine. Je dois avoir confiance en moi. Et puis cela m’a fait gagner une expérience énorme, grâce aux autres candidats, aux coaches mais aussi aux chefs invités.

Quelle est la tactique face à Mohamed en finale?

Il n’y en a pas vraiment. Je n’ai juste pas envie de faire quelque chose qui ne me ressemble pas. Je ne vais pas faire que du végétal, mais je vais quand même essayer de faire ma cuisine au maximum.

 

Il a bossé dans des palaces et s’inspire de la Méditerranée. Moi, c’est plutôt bistrot et scandinave.

 

Qu’est-ce qui peut vous handicaper lors de cette finale?

L’envoi des plats. Il faut envoyer 80 plats en même temps et ce n’est pas quelque chose que j’ai l’habitude de faire, contrairement à Mohamed.

Ce qui est particulier, c’est que vous étiez tous les deux dans la même équipe au départ…

Oui, c’est vrai. J’adore Momo. C’est un mec génial. Nous avons deux cuisines complètement à l’opposé. Il a bossé dans des palaces et s’inspire de la Méditerranée. Moi, c’est plutôt bistrot et scandinave. Tout se jouera sur les goûts des gens présents.

 

Mohamed:«Du mal à y croire»

 

INTERVIEWS | Sarah et Mohamed en finale de «Top Chef»: «C’est énorme!»
Mohamed Cheikh a toujours été dans la maîtrise, et cela a fini par payer. Marie ETCHEGOYEN/M6
Mohamed, quand vous soulevez la cloche et que vous voyez le cercle vert de la qualification, quelle est votre réaction?

Je pense directement à ma maman. Je sais que ma mère vit à travers moi cette réussite. qu’elle n’a pas eu dans la vie.

Vous êtes envahi par deux émotions: de la joie, mais aussi une sorte d’incrédulité…

Oui, j’ai toujours du mal à y croire. Quand j’ai commencé et que je me coupais les doigts, jamais de la vie je n’aurais imaginé être en finale! Mais je n’ai jamais abandonné. Quand je rentrais, je pleurais dans mon oreiller mais je retournais le lendemain.

 

On m’a toujours sous-estimé. Je suis un galérien (rires).

 

Même dans l’émission, lors de l’épreuve de sélection au début, vous démarrez avec quatre votes rouges!

(rires) J’en rigole! Je me suis dit: ils ne savent pas ce dont je suis capable. Mais c’est un peu l’histoire de ma vie. On ne m’a jamais fait vraiment confiance, on m’a toujours sous-estimé. Je suis un galérien (rires). Et cela s’est aussi vu dans le concours.

Votre niveau a augmenté au fil des épreuves. Quel a été le déclic?

Ce qui m’a permis d’aller au bout, c’est la régularité. Certains ont fait des coups d’éclat, mais le lendemain, ils faisaient un gros flop. Moi, j’ai toujours été dans la maîtrise. Quand c’est bien fait et précis, c’est bon! Mais je ne suis pas le cuisiner qui, comme le chef Heston Blumenthal, va mettre du chocolat avec du Roquefort (rires).

 

Hélène Darroze a été un peu ma maman dans le concours.

 

Votre rapport avec votre coach, Hélène Darroze, a été important.

Le fait que ce soit une femme a fait toute la différence. Elle m’a plus d’une fois calmé dans des situations où j’étais un peu énervé. Elle a été un peu ma maman dans le concours. Cela a été une rencontre merveilleuse.

Quel(s) plat(s) ressortez-vous de votre parcours?

Il y en a quelques-uns… Chez Arnaud Donckele, j’ai été marqué par ce qu’il m’a dit à propos de ma sauce. Lors de l’épreuve en duo avec le chef Pierre Gagnaire, je me suis bien amusé, même si cela n’a pas abouti. Il y a eu la guerre des restos aussi…

 

Sarah a un peu de mal sur la technique, mais elle a des idées de «ouf».

 

Sarah, votre adversaire en finale, vous la connaissez bien. Elle vous inspire quoi comme commentaire?

Elle aussi, sur le papier, il n’était pas écrit qu’elle aille jusqu’au bout. Elle doute énormément d’elle, mais elle a beaucoup de talent. Elle a un peu de mal sur la technique, mais elle a des idées de «ouf». C’est important d’avoir des gens comme elle.

Vous allez aborder cette finale de quelle manière?

Je vais faire ce que j’aime et essayer d’être le plus parfait possible. Mon but n’est pas d’inventer quelque chose juste pour la finale mais de confirmer si ce que je fais d’habitude est bon ou pas.

Le nombre de plats à envoyer ne vous effraye pas?

Non, pour moi, c’est facile. J’ai de l’expérience dans les banquets, avec 200 ou 300 couverts. C’est un avantage que j’ai sur Sarah.

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