article abonné offert

RADIO

Barbara Mertens, le journalisme chevillé au corps

Barbara Mertens, le journalisme chevillé au corps

Barbara Mertens était une journaliste rigoureuse. Elle laisse le souvenir d’une véritable combattante. Bel RTL/Jean-Michel Clajot

Rédactrice en chef de Bel RTL, Barbara Mertens est décédée à 53 ans. Tous saluent son intelligence et son humour.

Journaliste à RTL, Barbara Mertens a présenté le journal télévisé mais aussi la matinale de Bel RTL ainsi que Bel Soir. Atteinte d’un cancer du col de l’utérus, elle se battait depuis trois ans comme une lionne contre cette maladie. Elle est décédée dans la nuit de jeudi à vendredi, à 53 ans.

Ceux qui ont eu la chance de croiser sa route saluent unanimement une femme intelligente, rigoureuse, curieuse et bourrée d’humour. «Barbara était la passion incarnée du journalisme, souligne Thierry Dupièreux qui fut son rédacteur en chef à Bel RTL. Elle était très intelligente, exigeante et rigoureuse. Mais elle possédait surtout une faculté de faire passer ses qualités de journaliste à l’antenne. C’était une voix. Sa grande force c’était les entretiens: elle y mettait un vrai intérêt, une véritable curiosité qui rendaient ses interviews terriblement intéressantes.»

Journaliste à Bel RTL depuis 1996, elle devient cheffe des informations en 2003 avant de devenir rédactrice en chef en 2009.

Avec Pascal Vrebos, elle a présenté des tranches du Bel RTL Soir et noué une amitié durable. «C’était une guerrière!, souligne-t-il. Une vraie intellectuelle engagée avec laquelle j’ai eu la chance de travailler durant plus de 25 ans. Nous ne nous sommes jamais disputés: on n’était pas toujours d’accord, évidemment, mais il n’y a jamais eu de querelles d’ego.»

Ensemble, ils sortent du studio et n’hésitent pas à aller sur le terrain. «Elle mettait un point d’honneur à sortir avec son émission, elle cherchait des thématiques, des partenariats», confirme Thierry Dupièreux.

«On est allé à Kaboul, en Thaïlande, à Las Vegas pour suivre Franco Dragone mais aussi à Kinshasa, ajoute Pascal Vrebos. Rien ne l’arrêtait.»

Combattante et engagée

Ce dont Pascal Vrebos et de nombreux autres se souviennent ce sont les fous rires.

«Je n’en ai jamais eu en télé, souligne Pascal Vrebos. Mais avec Barbara, en radio, j’en ai connu quelques fameux, notamment un avec Benoît Lutgen assez mémorable.» Une qualité que souligne également Thierry Dupièreux: «C’était un éclat de rire! Une bonne vivante.»

La façon dont elle a mené son combat contre le cancer n’a pas surpris ceux qui la connaissaient bien. «Cette façon de se battre, on la retrouvait dans la vie de tous les jours. Elle se battait pour la reconnaissance des femmes dans la société», ajoute Thierry Dupièreux.

Engagée auprès du Télévie, elle avait décidé de témoigner de sa maladie auprès du public. «C’était une battante. Durant ces trois années, elle a quand même eu de beaux moments. Si elle a tenu aussi longtemps c’est grâce à son entourage: ses filles, sa famille, ses amis proches mais aussi le personnel médical qui a été formidable», conclut Pascal Vrebos.

Nos dernières videos