JOGGING

Le Challenge Condrusien, c’est reparti

Le Challenge Condrusien, c’est reparti

Ouf, ça y est, c’est reparti! Le Challenge Condrusien est relancé. Personne ne s’en plaindra. Léva

Plus de six mois après sa dernière course, le Challenge Condrusien va repartir pour plusieurs tours. Et c’est l’étape de Vierset-Barse qui va le relancer. Forcément, dans des conditions spéciales.

Très précisément 251 jours. C’est ce qui sépare la dernière course réelle en date et celle de samedi comptant pour le Challenge Condrusien. Une éternité pour tous les amateurs d’adrénaline privés de jogging, du moins collectif, pendant ces quelque 8 mois. Il faut en effet remonter au… 27 septembre 2020 pour retrouver la trace d’une dernière manche condrusienne «pour de vrai». C’était l’«AP Modave Run» à Vierset-Barse, déjà. Tout un symbole.

Demain, donc, place à la compet’. La vraie, celle où on dépasse ses propres limites pour les profanes et celles où on tente de dépasser les autres pour les machines es courses à pied. Alors qu’elle devait en théorie constituer la 6e manche dans le calendrier condrusien, «La Barsekétoise» aura finalement l’insigne honneur de lancer la saison en ce début de mois de juin. En espérant, bien sûr, qu’elle ne s’interrompe plus, évidemment. « C’est un double honneur pour nous, justement, insiste Pierre Duchatelet, un des organisateurs. D’abord, lancer la compétition alors que dans des circonstances normales, cela n’aurait pas dû arriver, c’est spécial. Puis, il s’agit, pour rappel, de notre entrée en matière dans le Challenge. C’est donc encore plus particulier. On va tenter d’être à la hauteur de ce double événement.»

Sans nul doute, l’émotion sera palpable au départ du hall omnisports de Vierset-Barse pour la grande distance de 10,6 km fixé à 16h, puis la petite distance de 5,5 km fixé, lui, à 16h40. Preuve, et ça fait du bien, que la vie reprend tout doucement ses droits un peu partout. Et si c’est une très bonne nouvelle pour tout le monde, c’est aussi une bonne nouvelle pour les joggeurs. «On a longtemps hésité à maintenir ou pas l’événement, avoue Pierre Duchatelet. C’était tendu jusqu’au bout. Mais avec les mesures qui s’assouplissent tout doucement, on s’est dit qu’on se devait d’être optimiste. On a donc décidé de le maintenir et de le faire. Force est de constater, je crois, qu’on a bien fait vu l’engouement.»

300 personnes en tout

Allusion évidemment aux pré-inscriptions d’ores et déjà clôturées. «On a été littéralement assailli, assure-t-il. Les règles en la matière sont claires: on ne peut accueillir plus de 200 personnes sur la grande course et 100 sur la petite (NDLR: en théorie, c’était même moins que ça comme précisé ci-dessous). En quelques heures, à peine, les inscriptions se sont envolées. La preuve qu’il y a une vraie attente, que les gens sont demandeurs. Et ça, ça fait plaisir. Dans des conditions normales, le succès aurait été encore plus grand, d’ailleurs… »

Les conditions, justement, parlons-en. Elles ne seront pas totalement traditionnelles même si on se rapproche fort d’une course «comme une autre.» Qu’en est-il exactement ? «Les coureurs devront évidemment porter le masque avant et après la course, mais pas pendant, précise Pierre Duchatelet. On doit aussi assurer les départs par vague, histoire d’éviter les embouteillages avec des départs de 50 coureurs maximum. On a aussi demandé à chaque inscrit un temps de référence. Ainsi, on fait partir les plus rapides entre eux et les moins rapides dans la foulée. Cela évitera également les croisements. Autant prendre le moins de risques possible… Enfin, les bouteilles d’eau seront individuelles, histoire, là aussi, d’éviter les risques…»

Vu qu’il s’agit là de la première édition de «La Barsekétoise», le parcours est une inconnue. «On part du hall pour arriver au hall, commente Pierre Duchatelet. Cela va être essentiellement des sentiers à travers les bois. Cela va être champêtre et forestier, comme lors d’une bonne course du Challenge Condrusien.»

Et dernière bonne nouvelle: un petit bar et une petite restauration sur place sont disponibles. «Oui, on a eu l’autorisation, conclut Pierre Duchatelet. Comme tout se fait en extérieur, on peut offrir ça à nos coureurs sans souci et dans une bonne ambiance. Par contre, pas de vestiaires, ni de douches. » Cela, ce sera pour plus tard, En attendant, la fête sera presque parfaite…

Nos dernières videos
-->