STIB

Van den Brandt sur le voile à la STIB: «Il n’y a que 10% de femmes à la STIB. Nous voulons supprimer des obstacles»

Van den Brandt sur le voile à la STIB: «Il n’y a que 10% de femmes à la STIB. Nous voulons supprimer des obstacles»

Van de Brandt veut voir évoluer les mentalités sur le voile à la STIB. «Sans révolution». Photo News

La ministre bruxelloise de la Mobilité Elke Van den Brandt (Groen) regrette que le débat interne à la STIB sur le voile se soit transformé en «débat politique animé». Sans prétendre «passer en force», elle estime qu’il faut «faire évoluer» la neutralité dans ce son service publique.

La ministre bruxelloise de la Mobilité Elke Van den Brandt (Groen) regrette qu’un débat interne à la STIB se soit transformé en « débat politique animé », est-il ressorti de ses propos tenus mardi soir au cours de l’émission Terzake (Canvas -VRT). La ministre était interrogée au sujet du renvoi au gouvernement bruxellois de la question de savoir si la STIB doit ou non aller en appel de l’arrêt du tribunal du travail condamnant la société bruxelloise de transport public pour discrimination à l’embauche à l’égard d’une femme portant le voile.

Pour rappel, lors d’un vote étriqué, le comité de gestion de la STIB a décidé lundi de ne pas faire appel de cette décision du tribunal du travail. Le commissaire Open Vld du gouvernement bruxellois qui n’a pas pris part au débat a jugé que cette décision pouvait être préjudiciable aux intérêts de la Région. Il a renvoyé le dossier à l’exécutif bruxellois qui dispose d’une vingtaine de jours pour prendre position.

+ INTERVIEW | « Il y a un projet islamiste derrière le port du voile »

La ministre Van den Brandt espère «un débat serein», a-t-elle affirmé mardi soir, soulignant que le comité de gestion de la STIB a décidé d’examiner comment la neutralité pouvait être appliquée différemment.

«Nous voulons supprimer un certain nombre d’obstacles. Ainsi, il n’y a que 10% de femmes qui travaillent à la STIB», a-t-elle dit. «Il est essentiel pour moi qu’un technicien de la STIB sache ce qu’il fait, qu’un chauffeur connaisse le code de la route et dise bonjour de manière amicale, pas qu’en soi, il démarre de manière neutre.»

Van den Brandt nie qu’elle veuille «passer en force» dans ce dossier. «C’est le début de la discussion. Vous pouvez créer des opportunités pour les femmes tout en maintenant votre neutralité en tant qu’autorité.» Par exemple, certains symboles religieux pourraient être intégrés dans l’uniforme de la STIB, a-t-elle suggéré.

«Nous devons à présent voir comment nous pouvons adapter la politique de recrutement. On peut faire des pas sans arriver à la grande révolution que certains y voient.»


Nos dernières videos