VERVIERS

Un Verviétois en cour d’assises pour le meurtre de sa voisine

Vincent Simonon est accusé d’avoir tué Christiane Darimont, en 2017, dans sa maison de la rue du Paradis.

La cour d’assises de Liège entamera mercredi à 14 heures le procès de Vincent Simonon, un Verviétois âgé de 36 ans, accusé d’avoir commis le meurtre pour faciliter le vol de Christiane Darimont, sa voisine et amie âgée de 61 ans. Celle-ci avait été tuée de plusieurs coups de massette entre le 29 juillet et le 2 août 2017. Son corps, emballé dans une bâche, avait été découvert le 18 août 2017 dans le garage de sa maison, dans la rue du Paradis.

C’est une des voisines de Christiane Darimont qui avait signalé sa disparition inquiétante. La victime n’avait plus donné signe de vie depuis la fin du mois de juillet. L’intervention de la police avait permis de découvrir le cadavre dans le garage de son habitation.

Le corps était enroulé dans une bâche, dans un état de putréfaction avancé. Les expertises réalisées avaient permis d’établir que la victime présentait un certain nombre de plaies à la tête et qu’elle avait reçu au moins trois coups violents à la tête à l’aide d’une massette. Selon les éléments livrés par l’autopsie, la mort était survenue au début du mois d’août.

Le suspect était parti aux États-Unis

Vincent Simonon, un voisin qui était aussi un ami proche de la victime, avait été identifié comme suspect des faits. L’enquête avait démontré qu’il avait effectué des retraits d’argent sur le compte de la victime et qu’il avait vendu sa voiture. Après avoir vécu quelques jours dans l’habitation de la victime, il avait entamé un voyage vers les États-Unis, où il était arrivé le 11 août 2017.

Un mandat d’arrêt avait été émis à son égard. L’accusé avait été arrêté à Philadelphie le 8 septembre 2017. Il avait été extradé des États-Unis en mai 2018.

Il a toujours nié

À son arrivée en Belgique, lors de ses interrogatoires, il avait contesté être l’auteur du meurtre de Christiane Darimont. Il avait affirmé qu’il avait découvert le corps ensanglanté de la victime et qu’il avait décidé de profiter de la situation.

Vincent Simonon avait soutenu qu’il avait eu peur d’appeler la police et que son voyage aux États-Unis soit annulé. Il avait alors emballé le corps et l’avait transporté dans le garage de l’habitation. Vincent Simonon avait ensuite fait croire à l’employeur de la victime qu’elle était hospitalisée. Il avait opéré des retraits d’argent sur son compte et revendu sa voiture.

Selon l’accusé, une autre personne serait l’auteur de l’homicide de Christiane Darimont. Il avait laissé entendre que celle-ci était en mauvais termes avec son propre fils. Mais seul l’ADN de Vincent Simonon avait été découvert sur le manche de la massette utilisée pour tuer la victime.

Cinq jours de procès

Vincent Simonon est accusé d’avoir commis un vol avec circonstance aggravante de meurtre. L’accusation sera soutenue par le substitut Lætitia Hombroise. L’accusé sera défendu par M Stéphane Van Nuffel et M Christophe Van Der Beesen. Les intérêts de la partie civile seront défendus par M Thierry Delobel. Le procès dirigé par Annick Jackers devrait durer cinq jours. L’audience de constitution du jury aura lieu mercredi à 14 heures. Les débats au fond débuteront le lundi 7 juin à 9 heures.


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