KARATÉ

Nouveau temple du karaté francophone

La FFKAMA a investi le complexe Adeps de Loverval récemment rénové pour y installer son centre d’entraînement pour élites et espoirs.

Dimanche, les plus grands espoirs du karaté francophone s’étaient donné rendez-vous au centre Adeps de Loverval pour un entraînement. Et cette séance sera renouvelée très souvent puisque la Fédération Francophone de Karaté a signé un contrat de collaboration avec l’Adeps: le complexe lovervalois est ainsi devenu son centre d’entraînement attitré! «Nous y occupons trois salles: une pour le kumité, une pour le kata et une autre pour la préparation physique, indique le secrétaire de la FFKAMA Eddy Quaino. Nous allons également profiter de ce partenariat pour y organiser nos diverses formations, qu’il s’agisse de l’arbitrage ou brevets de moniteurs mais aussi nos examens pour les passages de grades. Divers stages seront également organisés ainsi que de la détection.»

Une perte d’affiliés

Ce sont donc principalement des karatékas reconnus comme sportifs de haut niveau, les espoirs sportifs et les jeunes talents qui viendront s’entraîner à Loverval. Une fois par semaine dans un premier temps mais la fréquence pourrait être plus élevée à l’avenir.

Dimanche matin, parmi tous les karatékas présents sur les tatamis et coachés par les entraîneurs de la fédé, figuraient les quatre qui participeront au tournoi de Paris du 11 au 13 juin: Luca Costa, Quentin Mahauden, Luana Debatty et le Carolo Jess Rosiello. Ce sera leur ultime chance de décrocher, en kumité, leur qualification pour les Jeux olympiques de Tokyo. «Le niveau dans ce tournoi sera hyperrelevé, comme vous pouvez vous en douter! Tous ne se qualifieront pas mais nous espérons bien que l’un d’entre eux puisse décrocher le précieux sésame. Pour notre fédération ce serait quelque chose de magique.»

Pour la FFKAMA, le choix du centre lovervalois, tout récemment rénové, n’est pas anodin. «Nos athlètes proviennent de toutes les régions de la partie francophone du pays et Loverval était un point assez central. De plus, nous avons ici tout le matériel nécessaire pour que nos athlètes puissent s’entraîner dans les meilleures conditions possibles.»

Comme la plupart des disciplines sportives, le karaté a perdu un nombre considérable d’affiliés durant la crise sanitaire. «Et notamment certains qui étaient vraiment très prometteurs! Durant cette période compliquée, nous avons toutefois pu obtenir une dérogation pour que nos athlètes sous statut puisent continuer à s’entraîner en suivant de près un protocole bien établi. Le 9 juin, les jeunes auront le plaisir de retrouver le chemin de leur club. Les contacts ne devraient pas encore être autorisés mais c’est déjà ça! Et nous attendons avec impatience le 1er juillet pour une reprise complète des activités.»

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